De quoi sont composées les particules d’usure ?
Les particules d’usure de pneumatiques sont une sous-famille des microplastiques, si l’on se réfère à la définition de l’ECHA (European Chemicals Agency). Néanmoins, elles présentent des caractéristiques très différentes des microplastiques usuels provenant du plastique « commun » (bouteille, emballage, textile), notamment en termes de dégradabilité, de taille, de composition et de densité.
En effet, c’est un mélange à parts égales de fragments de la bande de roulement du pneumatique, et d’éléments provenant du revêtement de la route (minéraux et poussière), dont la taille est comprise entre 80 à 100 microns (soit l’équivalent du diamètre d’un cheveu) contre 5 microns en moyenne pour les microplastiques.
Leur biodégradation même si elle est encore peu étudiée, semblerait beaucoup plus rapide (50 % des particules d’usure du pneu ont disparu en 16 mois) (1).
Ces caractéristiques physiques font qu’elles retombent au sol rapidement limitant ainsi leur circulation dans l’air. Cependant, elles sont également susceptibles de s’écouler dans le milieu aquatique.
Les particules d’usure contribuent-elles à la pollution de l’air, des sols et des eaux ?
Michelin, leader incontesté en matière de réduction d’émissions de particules
*Styrène Butadiène Rubber
Le saviez-vous ?
Pour la deuxième fois consécutive, Michelin est reconnu par l’ADAC comme le leader incontesté en matière de réduction des émissions de particules issues de l’abrasion des pneus.
L’ADAC, l’association automobile allemande réputée pour la rigueur de ses tests, a publié en mai 2025 une nouvelle étude portant sur 160 modèles de pneus toutes marques confondues. Selon celle-ci, les pneus Michelin émettent 26 % de particules en moins que la moyenne de leurs concurrents premium.
