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L'histoire Michelin

Plus de 130 ans d'aventures

Porté par la science des matériaux et le progrès technologique depuis plus de 130 ans, Michelin est à l’origine des plus grandes avancées dans le domaine de la mobilité et au-delà. Laissez-vous transporter au cœur de la fabuleuse histoire d'un Groupe qui ne cesse d’innover pour transformer votre quotidien.

La genèse

1829 > 1889

1829

Les débuts du caoutchouc à Clermont-Ferrand

Une écossaise, nommée Elisabeth Pugh-Barker, épouse Edouard Daubrée, un entrepreneur auvergnat. Cette femme n’est autre que la nièce du chimiste Macintosh qui a découvert la solubilité du caoutchouc dans la benzine. En souvenir des balles rebondissantes que lui confectionnait son oncle, elle entreprend d’en fabriquer elle-même dans les ateliers de son mari.
Une initiative qui introduit durablement le caoutchouc à Clermont-Ferrand.

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Balle en caoutchouc confectionnée par les aborigènes d'Amazonie. La récolte du latex (carte postale 1900). Carte postale publicitaire des années 1900 présentant différents types de caoutchouc. Parmi les produits en caoutchouc fabriqués par Barbier-Daubrée, se trouvent des billes de Billard en caoutchouc durci. Celles-ci concurrencent les traditionnelles billes en ivoire beaucoup plus coûteuses. Portrait d'Elisabeth Pugh-Barker.
  • Photographie d'une balle en caoutchouc. L'objet est de couleur marron foncée. Il est possible de lire les inscriptions " Rio Branco Acre". Le texte est entouré d'éléments ornementaux.
  • La carte postale est intitulée "Pneumatiques Michelin, usine de Clermont-Ferrand". Trois illustrations décrivent différentes techniques permettant de récolter du latex. Les dessins montrent les entailles du bois sous lesquelles sont placés des godets.
  • La carte postale est intitulée "Pneumatiques Michelin, usine de Clermont-Ferrand". Elle présente deux photographies de caoutchouc.
  • Extrait d'une illustration publicitaire imprimée. Il est possible de lire en titre "Billes de Billard en Caoutchouc Durcis, Brevet déposé". L'image contient plusieurs dessins : des balles de billard, deux éléphants et un arbre.
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1832

La société Barbier-Daubrée

Edouard Daubrée s’associe à son cousin, Aristide Barbier, pour lancer une affaire de machines agricoles. Le premier est en charge de la production tandis que le second assure la vente et la promotion. Ils se font rapidement connaître lors des salons et expositions internationales grâce à la qualité de leurs produits et de leurs technologies qui intègrent de nombreuses pièces en caoutchouc (tuyaux, clapets, raccords, joints, etc.).
  • Extrait de l'album général Barbier-Daubrée datant des années 1860. La page de gauche présente différents systèmes de "Pompes d'arrosage", la page de droite présente des systèmes de "Pompes de maison". Les tarifs sont détaillés dans des tableaux en bas de page.
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Portraits d'Aristide Barbier (à gauche) et Edouard Daubrée (à droite).

1889

Michelin et Compagnie

A la mort de ses fondateurs, en 1863 et 1864, la société connaît des difficultés. Mariée à Jules Michelin, la fille d’Aristide, Adèle Barbier, est persuadée que le caoutchouc est un matériau d’avenir mais, pour l’heure, elle doit faire face aux créanciers et sollicite l’aide de ses fils André et Edouard. Ce dernier devient le gérant de l’entreprise désormais baptisée « Michelin et Cie ». Comme leurs aînés, les frères Michelin ont de grands projets et trouvent rapidement de nouvelles applications pour le caoutchouc. Ils lancent alors un patin de frein pour fiacres et voitures hippomobiles baptisé « The Silent », une dénomination qui suggère déjà leurs ambitions internationales.
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Patin de frein "The Silent" : le premier objet Michelin en caoutchouc manufacturé commercialisé en 1889. Portrait d'André Michelin vers 1890. Portrait d'Edouard Michelin vers 1885. 1er logo Michelin. Edouard Michelin (2ème assis en partant de la gauche) est photographié avec le personnel de l'usine en 1890.
  • Photographie d'un patin de frein nommé "The Silent" : le premier objet Michelin en caoutchouc manufacturé commercialisé en 1889..
  • Photographie sépia, portrait en plan américain d'André Michelin vers 1890. Il adopte une posture fière, tenant de part et d'autre le veston qu'il porte sous son manteau.
  • Photographie sépia, portrait en plan rapproché d'Edouard Michelin en 1885. Il est en position assise, le regard face à l'objectif.
  • Illustration du premier logo de "Michelin & Cie". La typographie est empreinte du style "Art Nouveau", caractéristique de cette époque. Les lettres sont composées de formes souples et  courbes.
  • Une photographie de groupe en noir et blanc montre douze hommes posant face à l'objectif. Édouard Michelin (2ème en partant de la gauche, assis) est photographié avec le personnel de l'usine en 1890.
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Les premières grandes innovations

1891 > 1900

1891

Le premier pneu moderne

Stoppé net par une crevaison, un cycliste fait irruption dans la cour de l’usine. Son vélo est équipé de bandages collés, un procédé, certes intéressant, mais fastidieux à réparer. Edouard Michelin s’intéresse de près à la question et, pour s’affranchir des longues heures de collage et de séchage, il crée le pneu démontable.

Avec cet ingénieux dispositif, il ne faut plus qu’un quart d’heure pour traiter une crevaison. Le pneu moderne est né et fait rapidement ses preuves. 
Grâce à lui, Charles Terront remporte la course Paris-Brest-Paris avec plus de 8 heures d’avance sur le second !

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Le pneu démontable MICHELIN : une révélation ! Michelin dépose son premier brevet pour un pneu démontable durant l'été 1891. Céramique illustrant la victoire de Charles Terront sur pneus démontables. Extrait d'une publicité de 1892 montrant le principe du pneu démontable. Edouard Michelin (2ème en partant de la droite) n'hésite pas à s'impliquer dans la réparation d'un pneu lors de la course aux clous ralliant Paris à Clermont-Ferrand en 1892.
  • Photographie du premier pneu démontable : de couleur ocre brun, sa surface est lisse. Il présente un système de cerclage qui peut être détaché de la structure pour changer la pièce abîmée.
  • Photographie du premier brevet déposé par Michelin le 18 juillet 1891. Les signatures sont apposées de manière manuscrite sur ce document officiel. Il est écrit que Michelin a déposé "une demande de brevet d'invention de quinze années pour un perfectionnements aux bandages pneumatiques destinés aux roues de vélocipèdes et autres véhicules."
  • Céramique de style Art Nouveau, illustrant la victoire de Charles Terront sur pneus démontables. Le pilote est en selle, il pédale sur son vélo dans un paysage de campagne.
  • Schéma technique légendé présentant le système breveté du pneu démontable conçu par Michelin. Il est mentionné qu'il est possible de changer la chambre à air en seulement une minute et cinquante-cinq secondes.
  • Illustration en noir et blanc montrant quatre hommes à genoux, dont Edouard Michelin, en train de réparer une crevaison.
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1895

Rouler sur de l’air

André et Edouard Michelin s’intéressent à l’automobile dont ils pressentent le rapide développement. Les premiers pneus qu’ils conçoivent, à cet effet, sont montés sur une voiture baptisée « L'Eclair » qui participe à la course Paris-Bordeaux-Paris. Le véhicule ne gagne pas, mais entre dans l’histoire en devenant la première voiture à rouler sur de l’air !
Cet exploit permet aux frères Michelin de démontrer au monde entier l’intérêt du pneumatique et notamment sa fiabilité, sa résistance, sa sécurité, et son confort. 
  • Brochure avec gravure de " l'Eclair", la première voiture du monde munie de pneumatiques.
  • Illustration en noir et blanc montrant André Michelin au volant de "l'Eclair", un homme est assis à sa droite, côté passager. La voiture porte le numéro 46 à l'arrière.
  • Photographie d'une réplique de "l'Eclair". Le véhicule arbore les couleurs bleu et jaune, caractéristiques de la charte graphique du Groupe.
  • Gravure en couleurs représentant "L'Eclair". Plaquée à l'arrière du véhicule, une pancarte porte les inscriptions : "Pneumatique Michelin, le Roi de la Route". Deux hommes se trouvent à gauche de la voiture, dont Edouard Michelin. À l'arrière-plan de l'illustration, se déploient les couleurs Rouge, Blanc et Bleu, emblématiques de la république Française.
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En juin 1895, les frères Michelin inscrivent l'Eclair à la course Paris-Bordeaux-Paris pour prouver qu'il est possible de faire rouler sur de longues distances un véhicule à la fois lourd et chaussé de pneus.

1898

Le gentleman du pneumatique

Le Bonhomme Michelin naît dans une pile de pneus. Sa silhouette, reconnaissable entre mille, sort tout droit de l’imagination d’André et d’Edouard Michelin. Elle devient réalité, sous le crayon de l’artiste Marius Rossillon, dit O’Galop. La même année, le personnage apparaît à l’affiche dans une étonnante composition titrée « Nunc est Bibendum » puis sur le stand Michelin lors de la première édition du Salon de l’Auto de Paris. Dès lors, ses apparitions se transforment en véritables événements : occasions privilégiées pour tisser avec le public des liens de confiance et d’amitié. 

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Première affiche publicitaire à l'effigie de Bibendum, qui tient son nom de la locution latine "Nunc est Bibendum" (C'est maintenant qu'il faut boire). Portrait de Marius Rossillon dit O'Galop. Dessin original du Studio Graphique Michelin montrant les frères Michelin devant la pile de pneus qui leur inspira Bibendum. Bibendum fait sa première apparition publique à la première édition du salon de l'automobile de Paris en 1898.
  • Affiche publicitaire montrant Bibendum debout à une table, levant son verre de la main droite en signe de célébration. Il est écrit : "Nunc est Bibendum! À votre santé". La devise est accompagnée de la mention : "Le pneu Michelin boit l'obstacle !".
  • Photographie, portrait en noir et blanc de O'Galop.
  • Photographie en noir et blanc d'un stand d'exposition Michelin au Salon de l'Automobile de Paris. La scénographie est composée, en son centre, d'une gigantesque sculpture de Bibendum réalisée à partir de pneus. Autour de lui, des pneus de différentes tailles et diamètres sont exposés.
  • Esquisse de Bibendum signée par O'Galop.Avec seulement quelques coups de crayon bien choisis, la silhouette du célèbre personnage est déjà reconnaissable. Les traits horizontaux striant son corps représentent les pneus qui le composent.
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1899

Sous le signe de la vitesse

Camille Jenatzy, ingénieur et pilote automobile, ambitionne d’établir un record de vitesse alors que les performances des véhicules sont encore très modestes. Impossible n’est pas Michelin ! Aussi, comme à leur habitude, André et Edouard se lancent dans l’aventure en équipant de pneus le bolide électrique. De diamètre réduit et disposant d’une bande de roulement élargie, ces enveloppes spéciales offrent une grande stabilité et arborent déjà le profil des pneus modernes. Grâce à elles, la « Jamais Contente » de Jenatzy devient le premier véhicule au monde à franchir la barre symbolique des 100 km/h.

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Portrait du pilote belge, Camille Jenatzy, surnommé le "Diable Rouge". Triomphe de Camille Jenatzy, qui vient de franchir la barre des 100 km/h. Plan de "la Jamais Contente". De diamètre réduit et disposant d’une bande de roulement élargie, les roues de "la Jamais Contente" arborent déjà le profil des pneus modernes.
  • Portrait du pilote belge, Camille Jenatzy, surnommé le "Diable Rouge".
  • Photographie en noir et blanc d'un groupe d'individus réunis autour du pilote Camille Jenatzy, au volant de la Jamais Contente. Une femme est assise à l'arrière, juste derrière le pilote, sur la partie arrière du véhicule. La voiture est décorée de couronnes de fleurs et de rubans, symboles de sa victoire.
  • Schémas techniques montrant sous différents angles la structure techniques de la"Jamais Contente". Vue de dessus, vue de profil plan en coupe.
  • Photographie en noir et blanc des roues de la "Jamais Contente".
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1900

Le premier guide MICHELIN

A cette époque, voyager en auto est une aventure ! André Michelin comprend vite la nécessité d’accompagner les clients dans leurs déplacements. Il regroupe alors dans un opuscule rouge, titré « Guide Michelin », des conseils techniques (entretien et réparation des pneus, etc.) ainsi que des informations pratiques. Avec l’apparition de « l’étoile des bonnes tables » en 1926, l’ouvrage devient une référence pour les passionnés et les professionnels de la gastronomie. A partir de 1910, Michelin lance une carte routière au 1/200 000e pour compléter les indications fournies par son Guide et faciliter, sur le terrain, la navigation routière.  
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Première édition du Guide MICHELIN datée de 1900. "Cet ouvrage paraît avec le siècle. Il durera autant que lui" (André Michelin). Avant la Première Guerre mondiale, le Guide MICHELIN s'internationalise. Les avantages du Guide MICHELIN résumés au travers d'un dessin humoristique signé O'Galop.
  • Carte montrant les différents pays concernés par les conseils du Guide Michelin : la France, bien sûr, mais aussi l'Espagne, l'Italie, l'Angleterre ou encore l'Allemagne.
  • Dessin humoristique illustrant la praticité du guide Michelin pour voyager sereinement. Un homme chargé de nombreux manuels (plans, itinéraires, manuels techniques, répertoires d'hôtels et de restaurants, etc.) est en détresse, une goutte de sueur perlant sur son visage. Une main lui tend la solution : un seul livre, simple et complet - le guide Michelin.
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Les bâtisseurs

1906 > 1937

1906

Aux quatre coins du monde

Dès le début du XXe siècle, les frères Michelin constituent un réseau commercial à l’échelle mondiale avant de créer leurs premières filiales étrangères. La plus célèbre d'entre elles est la « Michelin House » de Londres. Ce bâtiment commercial emblématique, construit en 1911, témoigne de leur singularité et de leur innovation publicitaire. Dans le même temps, ils implantent leur savoir-faire industriel hors de France pour se rapprocher des principaux berceaux de l’automobile. En 1906, ils s'installent à Turin, en Italie, car à cette époque la ville compte plus d’une trentaine de constructeurs. En 1907, leur présence s'étend à Milltown, aux Etats-Unis, en raison du développement rapide de l’industrie automobile américaine.
  • Photographie du chantier de construction de l'usine de Turin (Italie) en 1906.
  • Illustration de la première de couverture du journal interne Michelin de 1914 : Le Bibendum tient le drapeau italien. Il est entouré de voitures de différentes formes et couleurs. Chaque automobile arbore un drapeau de nationalité différente. Le titre "Il Pneumatico Michelin" est inscrit en bas de l'affiche.
  • Dessin humoristique de 1914 illustrant les débuts de l'expansion internationale de Michelin. Au-dessus de la Terre, trois Bibendum tiennent chacun l'une des usines de production. Leurs réserves de pneus se déversent partout sur le globe.
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Façade du bâtiment commercial de la filiale anglaise de la Manufacture : "La Michelin House" à Londres en 1911.

1914

« Notre avenir est dans l’air ! » 

Tandis que 3 500 ouvriers Michelin sont appelés sous les drapeaux, la Manufacture s’organise pour produire des pneus, des roues et du matériel de première nécessité : sacs de couchage, tentes, musettes et bien d’autres articles à base de caoutchouc. Convaincus que l’issue du conflit passera par les airs, les frères Michelin poursuivent leur effort de guerre en transformant une partie de leur usine pour produire des avions. Entre 1915 et 1918, Michelin fabrique près de 2000 Breguet. Pour qu’ils puissent décoller par tous les temps, la Manufacture construit la première piste en béton au monde.
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Bibendum, acteur et témoin de son temps, apporte son soutien aux troupes. Publicité pour le Guide MICHELIN des Champs de Bataille datant de 1919. Ateliers transformés en hôpital de guerre. Ici, le dortoir. Envoi des colis destinés aux employés mobilisés. Breguet XIV sur la piste d'Aulnat (près de Clermont-Ferrand), la première piste en dur au monde construite en 1916. Atelier de fabrication des Bréguet XIV : la construction des ailes.
  • L'illustration montre Bibendum, en tenue de combattant, serrant la main d'un soldat sur un champ de bataille.
  • Photographie en noir et blanc montrant un atelier transformé en hôpital de guerre. L'image présente un dortoir où de nombreux soldats blessés sont alités. Des infirmières sont à leur chevet.
  • Photographie en noir et blanc, montrant l'envoi des colis destinés aux employés mobilisés.
  • Photographie en noir et blanc d'un atelier de fabrication des Bréguet XIV. L'image montre des hommes et des femmes travaillant à la construction des ailes de l'avion.
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1929

L’épopée des Michelines 

André Michelin voyage à bord d’un wagon-lit. Secousses et grincements ont raison de son sommeil, mais l’inspirent : il faut « mettre des pneus aux wagons pour pouvoir y dormir » ! La Manufacture créée alors un pneu spécial, doté d’un anneau de guidage, capable de rouler sur la surface étroite des rails et de supporter le poids d’un camion. Cette innovation donne naissance à la Micheline : un autorail monté sur pneumatiques. Le voyage inaugural de son prototype n°5, réalisé entre Paris et Deauville le 10 septembre 1931, permet de montrer son confort, sa légèreté et sa rapidité. Capable de s’adapter à toutes les situations, la « Micheline » est adoptée partout dans le monde.  
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Papier à en-tête Micheline. Micheline en construction à l'usine de Cataroux (France) laissant voir sa structure à la fois rigide et légère.
  • Papier à en-tête Micheline qui vente sa légèreté.
  • Photographie d'époque montrant la structure métalique à la fois rigide et légère de la Micheline.
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1931

Cap sur la signalisation routière

Après avoir milité activement en faveur du numérotage des routes en 1912, André Michelin veut aller encore plus loin pour faciliter la navigation routière. A l’issue de la Première Guerre mondiale, il lance donc une production de bornes et panneaux. Son objectif est de mettre en place une signalisation simple, efficace et pérenne. Les plaques indicatrices sont fabriquées en lave émaillée et leurs supports en béton armé. Après quelques essais, la Manufacture met au point une gamme étendue de signaux routiers pour répondre à tous les besoins. 
Michelin en fabrique plusieurs milliers d’exemplaires jusqu’au début des années 1970.   
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André Michelin (de face) fait la promotion des panneaux de signalisation auprès des ingénieurs des Ponts et Chaussées en 1926. Extrait d'une brochure de 1933 montrant la diversité des bornes et panneaux proposés par Michelin. Mise en place d'une borne. Prospectus de 1933 mettant en avant les avantages des bornes Michelin et le soin avec lequel leur emplacement est déterminé. Photo de 1920 montrant un essai de borne factice placé in situ pour en évaluer sa visibilité.
  • Extrait d'une brochure de 1933 montrant la diversité des bornes et panneaux proposés par Michelin.
  • Photographie en noir et blanc montrant la mise en place d'une borne de signalisation au bord de la route.
  • Prospectus de 1933 mettant en avant les avantages des bornes Michelin et le soin avec lequel leur emplacement est déterminé. Il est écrit : "Blanche, de forme typique, la signalisation Michelin se voit de loin, de nuit comme de jour."
  • Photo de 1920 montrant un essai de borne factice placé in situ pour en évaluer sa visibilité.
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1935

Michelin, Citroën et la 2CV

Michelin reprend les rênes de la société Citroën et place à sa tête Pierre Michelin et Pierre Boulanger. Rapidement, les deux hommes mettent à l'étude le programme TPV, abréviation de « Toute Petite Voiture ». Cette initiative résulte de l'« Enquête Nationale de l'Automobile Populaire » lancée en 1922 par les frères Michelin. Cette première grande étude de marché avait révélé le besoin de concevoir un nouveau type de véhicule : simple, polyvalent, facile à conduire, et surtout économique. De ce cahier des charge naît la 2 CV, qui voit le jour en 1949. Elle connaît un succès retentissant avec une production dépassant les 5 millions d'exemplaires.
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En août 1939, Edouard Michelin découvre le prototype de la 2 CV Citroën. Prospectus publicitaire de 1958 faisant la promotion des pneus MICHELIN X destinés à la 2 CV Citroën. A l'issue de la Seconde Guerre mondiale, l'automobile se démocratise. La 2 CV Citroën, ici devant le siège de Michelin aux Carmes (France), devient populaire. L'une des toutes premières 2 CV assemblées est envoyée à Clermont-Ferrand en 1949 pour être soumise à des tests. Edouard Michelin (à gauche) et André Citroën (à droite), en 1928, dans les ateliers Citroën de l'usine de Javel (Paris).
  • Photographie d'Edouard Michelin (à gauche) et d'André Citroën (à droite), en 1928, dans les ateliers Citroën de l'usine de Javel (Paris).
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1937

Le mariage de la gomme et de l’acier 

A partir de 1930, les véhicules deviennent plus puissants et plus lourds. De fait, les ingénieurs de la Manufacture font évoluer l’architecture des pneus. L’ajout de fils métalliques leur permet de résoudre bon nombre de contraintes. Comme rien n’est plus robuste que le métal, ils décident d’étudier son interaction avec la gomme et parviennent, au bout de six années de recherche, à les faire adhérer ensemble. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives prometteuses et très vite, elle permet de concevoir le premier pneu à carcasse d’acier, commercialisé en 1937 : le « METALIC ». 
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L'épopée du radial

1946 > 1981

1946

L’invention du Radial 

Michelin conçoit un prototype baptisé « cage à mouche », en référence aux câbles très espacés de sa carcasse. Son architecture révolutionnaire va donner naissance au Radial dont le brevet est déposé le 4 juin 1946. Commercialisé sous le nom MICHELIN X, ce pneu marque une véritable rupture en réunissant des performances exceptionnelles : une incroyable longévité (2 à 4 fois plus de km qu’un pneu conventionnel), une plus grande sécurité, et surtout, une réduction de la consommation de carburant des véhicules. La technologie Radiale est ensuite appliquée à tous types de véhicules.
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Affiche publicitaire datant de 1964. 1946 : Affiche MICHELIN X et les économies de carburant. 1952 : la technologie radiale est appliquée aux pneus Poids Lourds. 1959 : la technologie radiale est appliquée aux pneus Génie Civil. 1979 : la technologie radiale est appliquée aux pneus agricoles. 1981 : la technologie radiale est appliquée aux pneus Avion. 1987 : la technologie radiale est appliquée aux pneus Moto. Le pneu Radial, dont le brevet est déposé en 1946, est le résultat d'une conception révolutionnaire.
  • Affiche publicitaire vantant les économies de carburant réalisées grâce à la technologie du pneu X. Une illustration représente un bidon d'essence au fond duquel le Bibendum a plongé pour y récupérer des bordées de kilomètres. Il est écrit : "Avec Michelin X, plus de kilomètres dans votre réservoir !"
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1955

François Michelin, ambassadeur du Radial

Petit-fils du fondateur, François Michelin devient co-gérant de l’entreprise aux côtés de Robert Puiseux. Dès les premières années de sa présidence, il met à profit le contexte économique favorable de la période pour imposer la technologie radiale sur tous les marchés automobiles, alors en pleine croissance. Grâce à cette stratégie payante, le Groupe passe rapidement du dixième rang à celui de premier fabricant mondial de pneumatiques. 

  • Photographie de groupe lors d'une visite aux Etats-Unis dans les années 1960. François Michelin (au centre) se démarque par sa grande taille.
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François Michelin devient co-gérant aux côtés de Robert Puiseux,à la tête de l'entreprise depuis 1938.

1965

La montée en puissance de la recherche

Pour accompagner la radialisation des marchés, Michelin consacre la majeure partie de ses moyens financiers au développement du pneu X. Le premier centre de recherche et d’essais ouvre ses portes en 1965 à Ladoux, près de Clermont-Ferrand. Il regroupe laboratoires, ateliers et pistes. D’autres centres vont voir le jour : Alméria en Espagne (1973), Laurens aux Etats-Unis (1977), Ota au Japon (1991).
Pour tester les pneumatiques, Michelin s’équipe également de véhicules analytiques à la pointe de la technologie. Le « Mille-Pattes » ou PLR (Poids Lourd Rapide), le plus remarquable d’entre eux, est mis en service en 1972 pour tester les enveloppes poids lourd.
  • La photographie en noir et blanc montre un pilote d'essais pilotant une moto sur un sol mouillé. On distingue clairement le déséquilibre de sa posture, penchée vers la droite, prêt à prendre le virage.
  • La photographie montre un scientifique en train d'observer à l'intérieur d'un grand microscope.
  • Photographie montrant l'intérieur de l'habitacle d'une voiture. Le tableau de bord est relié par de nombreux câbles à des outils de mesure.
  • Photographie du Mille-pattes, un véhicule impressionnant comparable, par sa longueur et son aspect profilé, à une limousine. L'engin arbore une couleur rouge vif, avec une large bande jaune sur le capot. Il possède un total de 10 roues réparties comme suit : 4 à l'avant et 6 à l'arrière.
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Sur les pistes d'essais de Ladoux, Michelin teste des pneus pour tous les types de véhicules, y compris pour les motos.

1973

Un champion toutes catégories

Eloigné des circuits depuis 1912, Michelin renoue avec la compétition grâce à une victoire inattendue du pneu X lors des 24H du Mans de 1951. Rapidement, la technologie radiale s’impose partout et dans toutes les disciplines en faisant, à chaque fois, la démonstration de ses exceptionnelles performances. La Manufacture enchaîne les victoires et décroche, en 1973, le premier titre de Champion du monde des Marques en rallye avec l’équipe Alpine-Renault. La même année, elle crée un service compétition pour assister pilotes et écuries. Viennent ensuite les titres de Champion du Monde en Formule 1 (1979) puis en MotoGP™ (1984).

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Alpine équipée de pneus compétition MICHELIN X participant au rallye de Monte-Carlo. A partir de 1975, les techniciens Michelin sont présents sur tous les circuits pour assister les pilotes et les écuries. Portrait de Pierre Dupasquier, directeur de la Compétition.
  • Portrait de Pierre Dupasquier, directeur de la Compétition.
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1975

Vers de nouveaux horizons 

Porté par le succès commercial du Radial, Michelin se lance à l’assaut de nouveaux territoires en commençant par les USA. A partir de 1975, 4 unités de production sont construites sur le sol américain : Greenville, Anderson, Spartanburg et Dothan. Sur les autres continents, le pneu X connaît le même succès ce qui permet à l’entreprise de poursuivre sa stratégie de croissance à l’international.
A partir des années 1980 et 1990, celle-ci s’impose sur les marchés émergents que sont l’Asie et l’Europe de l’Est. De nouvelles usines voient ainsi le jour au Japon, en Thaïlande, en Corée, en Chine, en Slovaquie, en Pologne, en République Tchèque, en Hongrie et en Russie.  
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Prospectus de 1972 édité lors de l'implantation des premières usines Michelin au Canada. Vue aérienne du chantier de construction de l'usine de Greenville, en 1974. Il s'agit de la première usine de production de pneus radiaux aux Etats-Unis. En mars 1975, sortie du premier pneu Radial de l'usine de Greenville. Carte de voeux institutionnelle diffusée au Japon en 1982 à l'occasion de l'année du Chien. Michelin part à la conquête des pays de l'Est dans les années 1990. Usine de Campo Grande (Brésil) en 2004. Vue aérienne du chantier de l'usine de Chennai en Inde, démarré en 2011
  • Illustration montrant Bidendum avec le drapeau du Canada. Le personnage s'exprime : « Faites comme mes amis ! Appelez-moi "BIB" »
  • L'illustration présente Bidendum vêtu d'un costume traditionnel japonais. Il est accompagné d'un chien se tenant à sa droite. Ensemble, ils courent par-dessus un pneumatique.
  • Photographie d'une mascotte du Bibendum devant la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, emblème de Moscou (Russie).
  • Vue aérienne de l'usine de Campo Grande.
  • Vue aérienne du chantier de l'usine de Chennai en Inde, démarré en 2011
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1981

Premières acquisitions

Un nouveau tournant décisif marque l’histoire de l’entreprise. Jusqu’alors, celle-ci c’était uniquement développée par croissance interne mais, désormais, c’est aussi par le biais d’acquisitions qu’elle prospère.
En grande difficulté financière, Kléber intègre le Groupe en 1981. Ensuite, avec le rachat d’Uniroyal-Goodrich au printemps 1990, Michelin s’établit de manière pérenne sur les marchés nord-américains. Le Groupe poursuit sa stratégie de croissance en acquérant les usines de deux manufacturiers dans les pays de l’Est : Stomil Olsztyn (Pologne) en 1995 et Taurus (Hongrie) en 1996.

  • Le photomontage montre un 4x4 garé au sommet d'un gigantesque rocher avec une pente à 90°. À son sommet, un groupe d'individus est en train d'observer les étoiles.
  • Publicité Uniroyal dans les années 80.
  • Point de vente multi-marques aux Etats-Unis.
  • En 1981, la société des pneumatiques Kléber intègre le groupe Michelin.