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Plongez dans le réservoir d'hydrogène de Michelin

IMMERSION

01

Dès l'origine, une conviction

Michelin est engagé depuis 20 ans dans l'hydrogène

Notre vision

L’engagement de Michelin H2O dans le domaine de l’hydrogène n’est pas récent. C’est grâce à ses connaissances uniques dans les matériaux, la vision de la nécessité d’une mobilité plus durable et la volonté de participer à l’élaboration de la voiture du futur, qu’il y a fait son entrée voici près de 20 ans.

Recherchant l’équilibre vertueux entre le bien-être des personnes, la protection de l’environnement et la création de valeurs pour l’entreprise, Michelin confirme son implication dans ce domaine et ambitionne de devenir l’un des leaders mondiaux des systèmes à hydrogène.

L’annonce du plan « stratégie hydrogène France » est une étape historique pour le développement d’une filière hydrogène française d’excellence. Michelin est convaincu que la mobilité hydrogène sera une des composantes essentielles de la mobilité propre, complémentaire de la batterie électrique.

Mais l’hydrogène est un projet plus vaste que la mobilité. C’est en effet une solution unique pour lutter contre les émissions de CO2 et la pollution de l’air. Par sa flexibilité de production et d’utilisation, l’hydrogène devient une des clefs de voute de la transition énergétique. Il permettra notamment de décarboner la production d’acier, la chimie ou encore le chauffage urbain et bien évidemment, le transport.

C’est aussi, et de loin, une des rares technologies permettant une souveraineté industrielle et énergétique pour l’Europe. L’hydrogène présente un levier de croissance stratégique pour Michelin. D’ici 10 ans, une part significative de l’activité du Groupe sera réalisée en dehors des pneumatiques.

Florent Menegaux
Président du groupe Michelin

L'hydrogène

=

75%

de la masse de l'univers

(et 92% des atomes)

titre

L'histoire de l'hydrogène chez Michelin

2004 Hy-Light I, H₂/0₂ (30 kW)

2004

Hy-Light I
H₂/0₂
30 kW

 

En 2004, Michelin dévoile la Hy-Light. Ce véhicule conçu en Suisse par Michelin Recherche et Technologie (MRT) avec le concours du Paul Scherrer Institute (PSI), comprend deux innovations majeures : un concept innovant de roue motorisée électrique, l’Active Wheel, ainsi qu’une pile à combustible permettant de générer l’électricité nécessaire au fonctionnement des moteurs dans les roues.

2007 Airbus emergency fuel cell power unit (25kW)

Hy-Light 2 (30 kW)

2007

Airbus emergency fuel cell power unit

H₂/O₂
25kW

 

Airbus réalise avec succès le premier vol d’un avion de ligne doté d’une pile à combustible comme source d’énergie pour les circuits secondaires. D’une puissance de 20 kW, la pile est capable d’alimenter un moteur électrique, le système de secours du circuit hydraulique, ainsi que les moteurs des ailerons. Pendant le vol, la pile à combustible a démontré son bon fonctionnement sur une large plage de facteurs de charge. 

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Hy-Light 2

H₂/0₂
30 kW

Trois ans plus tard, apparait la Hy-Light 2, version améliorée de la Hy-Light de 2004. Elle en reprend les principes et la structure, avec une pile à combustible entièrement développée par les équipes de recherche avancée de MRT. Ce véhicule à quatre places d’un poids de seulement 790 kg offre une autonomie de 400 kms. 

2010 Design of Types 4 Hydrogen tanks

2010

Design of Types 4 Hydrogen tanks

 

En 2010, Michelin lance le développement de réservoirs à hydrogène de Type 4. Ils sont capables de stocker de l’hydrogène sous une pression de 700 bars. Ce qui permet d’embarquer de 6 à 7 kg d’hydrogène. De tels réservoirs sont fabriqués à partir de fibres de carbone renforcées, disposées en plusieurs couches enroulées. 

2011 - 2012 FCity-H₂, H₂/air (10 kW)

2011 - 2012

FCity-H₂

H₂/air
10 kW

 

Le véhicule urbain F-City H2 a été développé en 2011 par l’entreprise franc-comtoise FAM et Michelin. La F-City H2 tire son énergie électrique d’une pile à combustible alimentée par de l’hydrogène en phase gazeuse. Particulièrement compact et léger, le module fourni par Michelin comprend une pile à combustible d’une puissance de 4 kW et un réservoir contenant 1 kg d’hydrogène à 350 bars de pression. 

2014 Stack, H₂/air (50 kW)

2014

Stack

H₂/air
50 kW

 

Une nouvelle étape est franchie avec le développement d’une pile à combustible de type H2/Air d’une puissance de 50 kW. A la fois robuste, puissante et compacte, cette pile est prête à être installée sur de nombreux types de véhicules. 

2015 - 2016 Kangoo Range Extender H₂/air (5 kW)

Kangoo Range Extender

H₂/air
5 kW

 

Renault équipe une flotte de 200 fourgonnettes Kangoo avec la pile à combustible Symbio. Celle-ci donne toute satisfactionagissant comme un prolongateur d’autonomie. Le Kangoo ZE Hydrogen est le premier véhicule utilitaire européen doté d’une pile à combustible. Ce principe apporte alors une réponse performante aux préoccupations de certains utilisateurs de Kangoo ZE. 

2017 HyPort H₂/air (80 kW)

YeloH₂, H₂/air (15 kW)

2017

HyPort

H₂/air
80 kW

 

En 2017, l’aéroport de Toulouse-Blagnac met en place le projet HYPort avec le soutien de l’ADEME. Il s’agit de produire et de distribuer de l’hydrogène qui sera utilisé par les véhicules circulant sur la plateforme aéroportuaire, qu’il s’agisse des tracteurs de piste ou des bus acheminant les passagers jusqu’à l’avion. Cet hydrogène est également disponible pour les véhicules des particuliers. 

 

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YeloH₂

H₂/air
15 kW

 

La mobilité hydrogène concerne également le transport maritime. Ainsi, le Yelo H2 est un bus de mer électrique doté d’une pile à combustible fonctionnant comme prolongateur d’autonomie. Il comprend quatre réservoirs d’une capacité totale de 7 kg d’hydrogène et une pile Michelin d’une puissance de 12 kW. Il s’agit du premier véhicule à pile à combustible évoluant en milieu salin. 

2018 Safra Businova (35 kW)

Safra Businova

35 kW

 

Le Businova H2 de Safra est le premier autobus à pile à combustible fabriqué en France. Le Businova H2 embarque une motorisation électrique de 250 kW et un pack batteries de 132 kWh, associée à une pile à combustible de 30 kW de Symbio. Alimentée par des réservoirs capables de stocker jusqu'à 30 kg d'hydrogène à 350 bars de pression, celle-ci promet a minima 350 km d’autonomie. 

2019 Support engineering activités H₂

2019

Symbio Switzerland 

En novembre 2019, Michelin et Faurecia créent « Symbio, a Faurecia Michelin Hydrogen Company ». La co-entreprise regroupe l’ensemble des activités dédiées à la pile à hydrogène de Michelin, y compris sa filiale Symbio, et celles de Faurecia. La nouvelle entité a pour objectif de capter 25 % du marché et de réaliser un chiffre d’affaires d’environ 1.5 milliards d’euros en 2030. 

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Support engineering activités H₂ - DORD

Logo Michelin blanc horizontal

Texte ???

Ils racontent l'histoire

Patrick Oliva
Patrick Oliva

Pierre Varenne
Pierre Varenne

Valérie Bouillon Delporte
Valérie Bouillon Delporte

Temps
de recharge d'une voiture hydrogène

=

3 à 5 minutes

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texte

02

Bénéfices de l’hydrogène et vision à 10 ans

Répondre aux enjeux de la mobilité durable

L'hydrogène, comment ça marche ?

Hydrogène : un levier de croissance pour Michelin

Retour sur l’engagement et les ambitions à long terme de Michelin dans l’hydrogène.

Sonia Artinian-Fredou,
Directrice Business, Matériaux de Haute Technologie et membre du Comité Exécutif Groupe

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Hydrogène : un levier de croissance stratégique pour Michelin

 

Que représente l’hydrogène dans la stratégie de Michelin ?

S.A : L’hydrogène représente l’un des leviers de croissance à long terme pour Michelin dans les Matériaux de haute Technologie, aux côtés de l’impression 3D métal, des composites flexibles durables et des matériaux biocompatibles pour la médecine régénérative et la thérapie cellulaire. D’ici 10 ans, 20% à 30% de l’activité du Groupe sera réalisée en dehors des pneumatiques.

Cet engagement est-il récent ?

S.A : Notre engagement dans l’hydrogène n’est pas récent. Nos savoir-faire dans les matériaux, ainsi que la nécessité de promouvoir une mobilité plus durable, nous ont persuadés de devenir un acteur de ce secteur il y a déjà plus de 15 ans. Nous sommes convaincus que la mobilité hydrogène sera une composante essentielle de la mobilité propre, en complément de la batterie. L’hydrogène est la solution la plus complète pour réduire les émissions de CO2, la pollution de l’air et favoriser la transition énergétique vers des sources non-fossiles. Le contexte est porteur : l’annonce du plan « Stratégie hydrogène France », qui fait écho à la stratégie européenne publiée en juillet 2020, constitue une étape cruciale pour le développement d’une filière hydrogène française d’excellence.

Comment s’articule votre stratégie dans l’hydrogène ?

S.A : Notre stratégie repose sur trois piliers. L’une de nos ambitions consiste à devenir un leader mondial des systèmes à hydrogène pour la mobilité. La création, avec l’équipementier automobile Faurecia, de la co-entreprise Symbio, en novembre 2019, a constitué une étape déterminante dans l’atteinte de cet objectif.

Notre joint-venture a d’ores et déjà été fructueuse, comme en témoigne la signature récente d’un contrat portant sur le développement de 1 500 bus avec l’entreprise française Safra (ici lien hyper texte vers article Safra) ou encore le choix de Symbio par Stellantis pour accompagner leurs premiers véhicules utilitaires hydrogènes (ici lien hypertexte vers article Stellantis). Cette année, nous allons aussi démarrer la construction de l'une des plus grandes usines de piles à combustible d'Europe, dont la production débutera en 2023.

Symbio est donc sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs de 200 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 et de 12 % de part de marché et 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2030.

Pouvez-vous nous en dire plus sur les autres piliers stratégiques en matière d’hydrogène ?

S.A : Nous souhaitons aussi développer la mobilité hydrogène à l’échelle des régions, en déployant simultanément véhicules et infrastructures. Notre engagement se concrétise dans le projet « Zero Emission Valley » (ZEV), fruit d’un partenariat public-privé entre la Région-Auvergne-Rhône-Alpes, Michelin et le groupe Engie (ici lien hyper texte vers article Engie). Ce projet constitue une offre de mobilité propre à l’échelle du territoire régional, pour en faire la première zone européenne en termes de mobilité à l’hydrogène. D’ici à fin 2023, le projet ZEV prévoit l’installation de 20 stations de distribution en hydrogène vert et le développement de 1 200 véhicules hydrogènes pour les professionnels.

Mais ce projet ne constitue qu’une première étape. Grâce aux enseignements tirés, nous pourrons le reproduire dans d’autres régions en France et au-delà des frontières.

Comment définiriez-vous vos ambitions dans la compétition automobile (Motorsport), dernier levier de votre stratégie ?

Depuis toujours, Michelin attribue à la compétition automobile un rôle de laboratoire d’innovation et une vitrine technologique. Notre objectif est aujourd’hui d’accélérer le déploiement de la mobilité hydrogène à travers le sport automobile, en intégrant cette technologie dans les véhicules de course d’endurance participant aux 24 heures du Mans en 2024.  Dans cette optique, Michelin et sa filiale Symbio sont devenus partenaires de référence en juin 2020 de Mission H24, un projet qui vise précisément à introduire la technologie hydrogène dans les véhicules d’endurance participant aux 24 heures du Mans. Pour atteindre cet objectif, le laboratoire d’ingénierie GreenGT a développé une voiture de type « Le Mans Prototype » (LMP), équipée d’une motorisation électrique à hydrogène et d’une pile Symbio de forte puissance. La gestion de cette voiture, appelée LMPH2G, a été confiée à une écurie de course : H24Racing.

En travaillant en étroite collaboration avec cette écurie, Symbio s’enrichira rapidement d’une précieuse expérience sur les piles à hydrogène de forte puissance. Michelin, quant à lui, mettra à disposition son expertise pneumatique au service de ces nouveaux besoins. Les informations récoltées sur circuit permettront d’accélérer la recherche et le développement.

Les avantages de l’hydrogène pour une mobilité décarbonée

Retour sur l’engagement précoce du Groupe et sur
les avantages de l’hydrogène pour une mobilité décarbonée.





Yves Faurisson
Directeur Mobilité Hydrogène chez Michelin

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Les avantages de l’Hydrogène pour une mobilité décarbonée

En 2021, l'hydrogène est sur toutes les lèvres et pour cause : capable de stocker l’électricité et de la restituer à volonté, sans émettre de polluants, il contribue de plus à la réduction des gaz à effet de serre lorsqu’il est produit par électrolyse à partir d’énergies renouvelables. Un véhicule équipé d’une pile à hydrogène a l’avantage de se recharger rapidement (3 à 5 mn) et d’offrir une autonomie supérieure à celle des voitures électriques à batterie (500 à 600 km). De sérieux atouts, qui font de l’hydrogène l’une des solutions pour sortir de notre dépendance aux carburants fossiles.

Michelin l’a réalisé il y a plus de 15 ans. Au début des années 2000, le débat sur la réduction des émissions de CO2 ne faisait que commencer et l'électrification des véhicules n'en était qu'à ses balbutiements. « À cette époque, les dirigeants de Michelin envisageaient déjà l'ère de la mobilité sans émission, un concept largement développé au cours des sommets de la mobilité durable Michelin Challenge Bibendum, devenus Movin'On », se souvient Yves Faurisson. « Très tôt, Michelin a compris que l'hydrogène pourrait jouer un rôle majeur dans la transition vers l'abandon des combustibles fossiles. »

L’hydrogène en point de mire

De nombreux pays ont des ambitions en matière d'hydrogène. L’Europe a présenté son plan stratégique pour l’hydrogène en juillet 2020. L’Allemagne, puis la France, lui ont emboîté le pas avec des plans de grande ampleur (9 et 7 milliards d’euros), en septembre 2020. En France, il doit permettre de devenir un acteur mondial majeur à l’horizon 2030. « Tous les grands constructeurs de voitures, de camions, de véhicules utilitaires légers et d'autobus ont maintenant lancé des programmes hydrogène. Au-delà des véhicules routiers, de nombreux programmes ont également été lancés dans les secteurs de la marine, des chemins de fer, de l'aviation, de la manutention et des mines. En 2030, on estime que les revenus globaux de l'hydrogène pourraient atteindre environ 300 milliards de dollars US. Dans cette chaîne de valeur, la production d'hydrogène et les applications finales de transport sont estimées à environ 60 milliards de dollars », souligne Yves Faurisson. En somme, l’hydrogène constitue une solution avantageuse, pour répondre aux enjeux de la transition énergétique, mais aussi sur le plan économique. Pour Michelin, il représente l’un des leviers de croissance majeurs du Groupe à horizon 2030.

 

Le transport est responsable de

23%

des émissions de CO2

dans le monde

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Michelin en première ligne

Michelin, acteur de premier plan de l'hydrogène

Fédérer les acteurs de la chaîne de valeur

L’idée d’une mobilité hydrogène, longtemps en avance sur son temps, devient de plus en plus concrète. Aujourd’hui Michelin entend la mettre en oeuvre en s’appuyant à la fois sur sa filiale Symbio, sur la démonstration de ses performances aux 24 Heures du Mans et sur un écosystème en plein développement.

 

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Michelin, acteur de premier plan de l’hydrogène

Michelin est un acteur majeur de la filière hydrogène en France et en Europe, et ce depuis de nombreuses années. A travers son engagement pour une mobilité plus durable et ses connaissances uniques dans le domaine des matériaux de haute technologie, Michelin est bien placé pour devenir l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la pile à combustible. « La vision de la mobilité hydrogène portée par Michelin, c’est d’abord une mobilité Zéro émission qui répond aux souhaits des acteurs du monde du transport et de la mobilité personnelle » indique Yves Faurisson, directeur des activités hydrogène de Michelin.

La mobilité offerte par un véhicule électrique doté d’une pile à combustible participe également à l’amélioration de la qualité de l’air, en particulier dans les grands centres urbains, car ces véhicules ne rejettent aucun polluant à l’usage.

 

Un partenariat efficace avec Faurecia

La volonté de Michelin de participer à l’élaboration de la voiture du futur l’a conduit sur la piste de l’hydrogène il y a déjà près de 20 ans. Recherchant aujourd’hui l’équilibre entre le bien-être des personnes, la protection de l’environnement et la création de valeur pour l’entreprise, Michelin confirme son implication dans ce domaine et ambitionne de devenir, à travers Symbio (co-entreprise entre Michelin et Faurecia) l’un des leaders des systèmes à hydrogène avec un objectif de chiffre d’affaires d’environ 1,5 milliard d’euros d’ici à 2030.

Michelin et Faurecia partagent l’objectif de donner naissance au leader mondial des systèmes hydrogène pour la mobilité, grâce aux apports des actifs existants au sein des deux entreprises. Un premier investissement de 140 millions d’euros permettra notamment la construction en France d’un premier site européen de production dans la commune de Saint-Fons, au sud de Lyon. L’usine permettra la création de centaines d’emplois.

 

L’exigence de la compétition automobile

Pour apprendre, le groupe Michelin s’est toujours tourné vers la compétition. Les exigences de celle-ci permettent de tester les innovations dans les conditions les plus extrêmes. Les solutions hydrogène du groupe ne font pas exception. Ainsi, en juin 2020, le groupe Michelin et Symbio sont devenus partenaires de référence de Mission H24. Ce projet vise à introduire la technologie hydrogène dans les véhicules d’endurance participant aux 24 heures du Mans en 2024. Pour cela, Green GT, laboratoire suisse d’ingénierie, a développé une voiture dotée d’une motorisation électrique à hydrogène (pile Symbio) et répondant à la réglementation des 24 Heures du Mans. Ce prototype, dénommé LMPH2G, sera engagé en compétition par l’écurie de course H24Racing. En étroite collaboration avec cette écurie, Symbio s’enrichira rapidement d’une précieuse expérience sur les piles à hydrogène de forte puissance. Pour sa part, Michelin mettra son expertise pneumatique au service de ces nouveaux besoins. Les informations ainsi récoltées sur circuit permettront d’accélérer la recherche et le développement. Enfin, Michelin et Symbio partageront l’expertise dont ils disposeront dans leur domaine respectif avec les instances du sport automobile, en participant à la définition des règlements techniques des prochaines compétitions pour voitures à hydrogène.

 

Construire une large mobilité hydrogène

Mais la mobilité hydrogène ne repose pas sur les seuls véhicules. La question de leur ravitaillement en hydrogène doit avancer au même rythme que la disponibilité des véhicules. Pour assurer un maillage de stations de recharge suffisant, rendre cette mobilité accessible et la déployer sur tous les modes de transports, la mobilisation de tous les acteurs industriels et institutionnels, tout au long de la chaine de valeur, est nécessaire. Le fort engagement de Michelin s’illustre pleinement dans le projet « Zero Emission Valley » (ZEV). Créé avec la Région-Auvergne-Rhône-Alpes et le groupe Engie, le projet ZEV est une offre de mobilité propre déployée à l‘échelle du territoire régional.

Il prévoit l’installation de vingt stations alimentées en hydrogène vert et le déploiement de 1 200 véhicules à hydrogène pour les professionnels. Les stations seront implantées dans les principales agglomérations afin de permettre aux flottes d’assurer leurs déplacements avec la même autonomie qu’un véhicule à moteur thermique. Pour déployer le projet ZEV, Michelin est devenu actionnaire de la société Hympulsion, chargée d’installer et exploiter les 20 stations aux côtés d’Engie, de la région Auvergne-Rhône-Alpes, de la Caisse des dépôts et du Crédit-Agricole.

Michelin et Symbio : préparer la mobilité hydrogène accessible à tous

Michelin et Symbio partagent une même vision de la mobilité hydrogène et des objectifs communs : offrir une liberté de déplacement sans émission de polluants ni de CO2. Yves Faurisson, Directeur Mobilité Hydrogène chez Michelin et Philippe Rosier, Président directeur général de Symbio, nous en disent plus.


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Michelin et Symbio : préparer la mobilité hydrogène accessible à tous

Quelle est votre vision de la mobilité hydrogène ?

Yves Faurisson : La vision de la mobilité hydrogène de Michelin, c’est d’abord celle d’une mobilité zéro émission qui est aujourd’hui incontournable. Ce mouvement est bien engagé par les industries du transport. Mais en complément des motorisations électriques à batteries, nous avons besoin d’une autre solution pour couvrir l’ensemble du spectre des usages.

Philippe Rosier : Pour Symbio, il s’agit d’un pas de géant vers un monde décarboné. Telle est notre vision de la mobilité hydrogène. Car au-delà des diverses règlementations pour favoriser la transition énergétique des transports, seule cette technologie, complémentaire à celle de la batterie, peut vraiment faire décoller la mobilité zéro émission. Les professionnels, parce qu’ils ont un usage intensif de leur véhicule, en seront le premier levier.

Avec quels points forts et quelle expertise ?

Y.F. : Le point fort de notre démarche, c’est justement l’expertise de Michelin dans le domaine de l’hydrogène. Celle-ci remonte à 2004, bien avant que tout le monde s’y intéresse. L’hydrogène chez Michelin repose donc sur des connaissances acquises de longue date, ainsi que sur l’expertise du groupe dans le domaine des matériaux de haute technologie. Nous avons pris le temps de regarder, de valider et de penser à l’industrialisation de ces solutions. Cette expertise et cette valeur se retrouvent aujourd’hui au cœur de Symbio. Ainsi, le groupe Michelin, acteur clé de la mobilité, joue un rôle de fédérateur auprès des entreprises, des régions et des pays qui s’engagent à ses côtés.

P.R. : Symbio possède un leadership reconnu dans le développement de systèmes hydrogène performants, compacts et adaptés aux besoins des constructeurs, sur une large gamme de véhicules – utilitaires légers, bus, camions, SUV, etc. C’est le fruit de plus de dix ans d’expérience, d’un savoir-faire « automobile » et des 4 millions de kilomètres parcourus par les véhicules que nous avons déjà équipés ! Au-delà, nous avons l’appui de nos actionnaires, Michelin et Faurecia, avec lesquels nous avons bâti une stratégie ambitieuse. Celle-ci s’appuie sur notre premier atout : les350 collaborateurs de Symbio.

Que pouvez-vous nous dévoiler des projets en cours ?

Y.F. : Nous continuons à investir et à soutenir Symbio dans son internationalisation. Symbio progresse en s’appuyant sur la double expertise de Michelin et de Faurecia. Et les premiers résultats sont là, par exemple le groupe Stellantis a choisi la technologie Symbio pour ses futurs véhicules à pile à combustible. En 2021, nous poserons la première pierre de l’usine Symbio de Saint-Fons. L’objectif est de démarrer la production en 2023.

Par ailleurs, le volet « construction de l’écosystème » progresse avec l’implantation de stations de distribution d’hydrogène et d’électrolyseurs capables de produire de l’hydrogène vert dans le cadre du projet « Zero Emission Valley », mis en place par la région Auvergne-Rhône-Alpes.

P.R : Nous travaillons, comme vous le devinez, sur plusieurs projets – que nous laisserons à nos clients constructeurs le soin de révéler. Nos contrats connus publiquement sont celui avec Stellantis (véhicule utilitaire) et avec Safra (1 500 bus). Nous équipons également la première voiture de compétition à hydrogène de l’écurie H24 Racing, qui roulera au Mans en 2024.

Quelles sont vos prévisions de marché et les ambitions de Symbio ?

Y.F. : Nous pensons qu’en 2030, le marché atteindra 2 millions de voitures particulières et d’utilitaires légers, auxquels s’ajouteront 500 000 poids-lourds, cars et bus. La propulsion électrique à hydrogène répond bien aux besoins des poids lourds, alors que l’électrique à batteries leur imposerait d’y consacrer un tiers de leur charge utile. Voici pourquoi tous les acteurs du poids-lourd ont déjà engagé des travaux dans le domaine de l’hydrogène. Mais, en volume, le marché majeur reste celui de la voiture particulière.  Symbio a l’objectif d’atteindre 12 % de part de marché des systèmes à hydrogène avec un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros. Ce qui nous placerait parmi les leaders.

P.R. : De toute évidence, le marché existe et il accélère. Les premiers segments accessibles sont ceux des véhicules utilitaires légers, des bus, suivi des camions. L’addition des stations de distribution d’hydrogène installées pour ces trois segments permettra le décollage de l’hydrogène pour les véhicules particuliers à l’horizon 2030. Symbio ambitionne de servir l’ensemble du marché et d’être, effectivement, un leader du secteur en produisant 200 000 systèmes hydrogène par an à cette échéance.

3 entités au service de la vision du Groupe

Symbio

Fin 2021, trois marques de Stellantis, Peugeot, Citroën et Opel, proposeront des utilitaires légers dotés d’une pile à combustible Symbio. Retour sur un partenariat fructueux.

Symbio et Stellantis : un partenariat au service de la mobilité hydrogène

 

Fin 2021, trois marques de Stellantis, Peugeot, Citroën et Opel, proposeront des utilitaires légers dotés d’une pile à combustible Symbio. Retour sur un partenariat fructueux.

Le groupe Stellantis lancera prochainement la production de véhicules utilitaires électriques à pile à combustible, en s’appuyant sur les technologies Symbio. Les deux entreprises partagent la même vision de l’architecture technique dite « mid-power », qui associe batteries et pile à combustible. Cette approche cumule les avantages : la puissance des batteries et l’autonomie accrue de la pile. Un choix qui permet un fonctionnement efficace, tant sur le plan technique qu’économique.

Par la voix de Xavier Peugeot, directeur de l’activité véhicules utilitaires, Stellantis précise : « Nous n’avons fait aucun compromis sur la performance, que ce soit en termes de volume utile ou de charge. Avec leur pile à combustible, les Peugeot Expert, Citroën Jumpy et Opel Vivaro répondront aux attentes des professionnels cherchant une mobilité zéro émission avec une autonomie de 400 kilomètres ». Un véhicule utilitaire permet de loger plus aisément la pile à combustible et les réservoirs, mais il s’adresse aussi à une clientèle plus exigeante en termes d’usages.

Le temps de recharge de quelques minutes seulement, grâce à la technologie hydrogène, constitue un atout pour les professionnels, puisqu’il limite le temps d’immobilisation du véhicule. Fort de l’expérience acquise auprès de ses clients pros, le groupe Stellantis pourrait ensuite étendre son offre à d’autres familles d’utilitaires, avant d’envisager, à moyen terme, les voitures particulières.

Si quelques problématiques de fond restent à régler (un hydrogène vert à bas coût, un nombre suffisant de stations délivrant de l’hydrogène), Stellantis est confiant dans sa capacité à offrir bientôt à ses clients une liberté de circulation totale dans des véhicules abordables, notamment grâce à la technologie de pile à combustible Symbio.

 

Safra Businova H2 : le bus à hydrogène « made in France »

Avec le « Businova H2 », Safra complète son offre d’autobus avec une version hydrogène. Cela a été rendu possible par l’architecture innovante du « Businova » qui permet d’implanter plusieurs types de motorisations. Le « Businova H2 » embarque ainsi une motorisation électrique de 250 kW et un pack batteries de 132 kWh, associés à une pile à combustible de 30 kW produite par Symbio. Alimentée par des réservoirs capables de stocker jusqu'à 30 kilos d'hydrogène à 350 bars de pression, celle-ci promet a minima 350 km d’autonomie.

Le « Businova H2 » a été choisi par la Centrale d’Achats des Transports Publics (CATP), dans la catégorie des bus à hydrogène de 10 à 12 mètres, et référencé par l'Union des Groupements d'Achats Publics (UGAP). Le « Businova H2 » répond à la fois aux souhaits des élus et à ceux des opérateurs de transport. Pour ces derniers, le « Businova H2 » est un autobus urbain facile d’exploitation. Il offre en effet l’autonomie désirée, et sa recharge de 30 kg est réalisable en seulement un quart d’heure. Par ailleurs, son design atypique et son adéquation aux normes environnementales séduisent les élus.

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Zero Emission Valley

Constatant la forte présence des acteurs de la filière hydrogène sur son territoire, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a lancé le projet « Zero Emission Valley ». Michelin et Engie sont partenaires dans cette aventure.

« Zero Emission Valley » : Auvergne-Rhône-Alpes veut devenir la première région hydrogène d’Europe

Consciente des enjeux de la décarbonation de l’énergie et constatant la forte présence des acteurs de la filière hydrogène sur son territoire, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a lancé le projet « Zero Emission Valley ». Michelin et Engie sont partenaires dans cette aventure prometteuse.

La Région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite développer la mobilité hydrogène sur son territoire. Grâce au projet ZEV, d’ici 2023, elle accueillera 20 stations de distribution d’hydrogène « vert », c’est-à-dire produit à partir d’énergie renouvelable. Laurent Wauquiez, Président de la région, précise : « La préservation de l’environnement est un enjeu considérable et sans doute le défi de ce XXI siècle. Auvergne-Rhône-Alpes concentre la quasi-totalité des acteurs de la filière hydrogène. C’est précisément la raison pour laquelle la Région s’est fortement engagée en faveur de l’hydrogène avec le projet Zero Emission Valley. Celui-ci doit nous permettre de faire d’Auvergne-Rhône-Alpes l’un des territoires les plus décarbonés d’Europe en fédérant toutes les forces dans ce domaine pour renforcer le développement de cette énergie. Tout en développant une transition écologique porteuse de croissance et créatrice d’emplois.»

Un projet soutenu par l’ADEME et par l’Europe

Cette initiative, parmi les plus importantes d’Europe, est à l’échelle d’une région et favorise à la fois l’installation de lieux d’avitaillement en hydrogène et la mise en place des véhicules. Cela concerne notamment les grandes agglomérations qui, en parallèle de l’implantation de station, s’engagent à mobiliser les acquéreurs d’une cinquantaine de véhicules utilitaires légers fonctionnant à l’hydrogène.

L’objectif du projet, soutenu par l’Europe avec un financement de 10,1 millions d’euros, est d’amorcer le marché en déployant simultanément un réseau de 20 stations de recharge et une flotte de 1 200 véhicules d’ici 2023. Le soutien de l’ADEME atteint 14 millions d’euros et permet notamment de financer l’achat de petits fourgons et de bus. Grâce au cumul des aides européennes, nationales et régionales, le soutien à l’achat de véhicules hydrogène peut atteindre 15.000 euros - à condition que ce véhicule couvre plus de 25.000 kilomètres par an.

Particularité de ce projet, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et ses partenaires Michelin, Engie, le Crédit Agricole et la Banque des Territoires, ont créé une société commerciale, dénommée Hympulsion, pour la construction et l’exploitation des stations de distribution d’hydrogène.

Une filière hydrogène régionale

La première des vingt stations prévues est en place depuis février 2020 à Chambéry. Le maillage concernera les grandes agglomérations de la région, mais également des communes plus petites comme Riom, Moûtiers et Modane. A noter que 5 stations sont en fabrication et qu’une station provisoire de distribution d’hydrogène a été mise en place par Michelin à Clermont-Ferrand, en attendant la station définitive prévue en 2021. Ces stations seront construites par le groupement Atawey-HRS-McPhy qui fournira également le système de production d’hydrogène par électrolyse de l’eau.

La vision hydrogène de la Région va au-delà des habituels véhicules routiers - voitures, utilitaires, cars et bus. Elle s’étend aux vélos, aux trains, aux bateaux et même aux dameuses ! Pour ces dernières, les autorités régionales ont entamé des discussions notamment avec la Compagnie des Alpes. Enfin, une stratégie d’utilisation de l’hydrogène ne serait pas complète sans un volet de stockage d’électricité, libéré au moment des appels de consommation.

Outre ce volet utilisation, l’installation de l’usine Symbio à Vénissieux complète un dispositif industriel comprenant également les activités de Michelin à Clermont-Ferrand, ainsi que le laboratoire de recherches du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) à Grenoble. Par l’ensemble de ces actions, Auvergne-Rhône-Alpes confirme son ambition de devenir la première région hydrogène d’Europe.

 

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Michelin utilise de l’hydrogène vert à Vannes

Dans le cadre du projet Hygo, Engie Solutions et Morbihan Energies produisent à Vannes de l’hydrogène vert, c’est-à-dire obtenu à partir de sources décarbonées. Ce projet EffiH2 poursuit deux objectifs : produire de l’hydrogène vert par électrolyse et alimenter une station publique de distribution d’hydrogène pour véhicules. Il permet donc deux utilisations : l’alimentation de l’usine Michelin à Vannes et celle des véhicules.

La station a vu le jour à proximité de l’usine Michelin de Vannes, dans la ZI du Prat. Sa mise en service a eu lieu fin 2020. Engie Solutions et Morbihan Energies ont investi 4,6 millions d’euros dans ce projet. Ce dernier a fait l’objet d’un soutien de l’ADEME dans le cadre de l’appel à projets Écosystèmes de mobilité hydrogène, pour un montant de 780.000 euros. De plus, l’ADEME accompagne les acquéreurs de véhicules hydrogène utilisant cette station de recharge, avec une enveloppe globale de 990.000 euros.

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MissionH24

Le projet MissionH24 a pour objectif de faire courir aux 24 Heures du Mans une voiture électrique à pile à combustible. Michelin, à travers sa filiale Symbio, est un partenaire majeur de ce projet.

MissionH24 : développer la mobilité de demain

 

Le projet MissionH24 a pour objectif de faire courir aux 24 Heures du Mans une voiture électrique à pile à combustible. Michelin, à travers sa filiale Symbio, est un partenaire majeur de ce projet.

 

Depuis sa naissance, Michelin est engagé dans les sports mécaniques avec ses pneumatiques. L’idée d’être associé à un projet de voiture dotée d’une pile à combustible en compétition a naturellement séduit l’entreprise. C’est ainsi que Michelin est devenu l’un des principaux partenaires du projet MissionH24 fondé par l’Automobile Club de l’Ouest, organisateur des 24 Heures du Mans, et le laboratoire d’ingénierie suisse GreenGT. Objectif : faire concourir des véhicules à hydrogène aux 24 Heures du Mans dès 2024. Dans cette perspective, les experts du groupe Michelin travaillent actuellement au développement du véhicule avec l’écurie H24 Racing. En outre, Michelin et Symbio (co-entreprise Michelin-Faurecia) mettent leur expertise à disposition des instances du sport automobile afin de contribuer à la définition du règlement technique des futures compétitions réservées aux véhicules à hydrogène.

 

Préparer la mobilité de demain

 

Président de l’Automobile Club de l’Ouest et co-Président de MissionH24, Pierre Fillon rappelle que ce projet a été lancé il y a quelques années : « Dès 2018, nous avions pour ambition de démontrer, étape par étape, que la technologie hydrogène ne relevait pas de la science-fiction, mais qu’il s’agissait d’une solution concrète, efficace, prometteuse et surtout garante d'une compétition et d'une mobilité zéro émission ».

 

Michelin, à travers sa filiale Symbio, et Total sont partenaires de ce projet. Au-delà du développement d’une technologie et d’une voiture, il s’agit, pour MissionH24, « de contribuer à la mise en place d’une catégorie dédiée à l'hydrogène aux 24 Heures du Mans 2024. » Dans le cadre de cette réglementation naissante, GreenGT a développé une voiture de type « Le Mans Prototype » LMP, dotée d’une pile à combustible Symbio de forte puissance. Cette voiture a été confiée à une équipe de course qui a pour mission d’en parfaire le développement, mais également de participer aux week-ends de compétition dans le cadre de la Michelin Le Mans Cup.

 

Premiers tours de chauffe

 

La voiture H24 dispose de la dernière génération de pile à combustible, avec de nouvelles plaques bipolaires, développée par Symbio. Elle a été présentée lors des 24 Heures du Mans 2020. Le véhicule démonstrateur LMPH2G de MissionH24 a ainsi roulé juste avant le départ de cette édition des 24 Heures du Mans. Son pilote était Carlos Tavares, directeur général du groupe Stellantis (né de la fusion PSA-FCA) et passionné de sport automobile. Un démarrage prometteur, signe que la voiture de course à hydrogène n’est pas une utopie : elle existe !

 

En 2024, une voiture électrique à pile à combustible sera engagée aux 24 Heures du Mans. Pour son centenaire, cette course automobile ouvrira un nouveau chapitre de son histoire.

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L’Hydrogène, c’est l’avenir

Un pilier de la transformation énergétique

Nos partenaires ont la parole

Hype
Mathieu Gardies

Agissons contre la pollution de l’air, maintenant, concrètement

Pourquoi la pollution de l’air est-elle une urgence ?

Je suis né en 1971. Ceux de ma génération se souviennent que certains de nos parents, parfaitement responsables et aimants, fumaient en voiture avec leurs enfants. De la plupart de ces voitures s’échappaient des fumées sombres dont, enfants, nous nous amusions à comparer les odeurs.

Alors oui, la pollution de l’air a baissé ces dernières décennies et sans aucun doute très significativement. Mais pour autant, et à la différence de nos parents, nous connaissons maintenant tous la matérialité actuelle de ce fléau : 97 000 morts en France et 8 millions dans le monde pour 2018, selon la dernière étude publiée début 2021, et ce uniquement au titre des combustibles fossiles. Et sans intégrer l’impact sur la santé de nos enfants.


Comment répondre à ce défi ?

Face à ce constat, l’heure n’est plus aux débats d’experts mais au déploiement rapide de solutions pragmatiques.

En effet, à la différence des gaz à effets de serre, la pollution de l’air peut être réduite rapidement et localement. Ce qui ne signifie pas que l’on repousse cyniquement le problème chez l’autre, mais qu’il génère plus ou moins d’effets négatifs en fonction de la zone où il se produit. On a naturellement l’intuition, et c’est effectivement le cas, qu’une cigarette ou un pot d’échappement à moins d’un mètre d’une poussette dans une rue parisienne embouteillée sont plus nocifs que les mêmes émissions en zone non habitée.

Une partie importante des particules fines nocives provient de l’échappement des véhicules thermiques, et nous savons maintenant que les normes Euro successives ne régleront pas ce problème.. Nous devons par conséquent, dans ces zones urbaines densément habitées, limiter la congestion et, quand c’est possible, l’utilisation de la voiture particulière, en continuant à favoriser l’émergence de services de mobilités pour tous les usages. Mais aussi viser directement le zéro émission à l’échappement, et donc le moteur électrique, pour tous les véhicules motorisés qui resteront. Ce qui déjà suffira à abaisser dans de nombreuses zones la pollution de l’air à un niveau significativement moins dangereux.


Pourquoi les taxis, pourquoi l’hydrogène, et pourquoi nous tous ?

Les taxis, avec les bus, les tramways, les vélos, les livreurs, les trottinettes, l’autopartage, feront partie des villes de demain. Ils sont et resteront un service au public. Il faut donc mettre en place maintenant les solutions qui leur permettront de poursuivre dans des conditions acceptables leur activité, en arrêtant de polluer dès le prochain renouvellement de véhicule.

La voiture électrique à batterie répond insuffisamment aux besoins de certains de ces chauffeurs à Paris et dans d’autres villes. Il ne faut plus attendre la prochaine génération de batteries, le prochain réseau de bornes, la prochaine norme de puissance de recharge, pour agir.

Le véhicule électrique à hydrogène est efficace maintenant pour ces usages, dans ces situations. Déployons-le résolument, même si son rendement énergétique est sans doute améliorable, même si tout l’hydrogène n’est pas encore vert.

N’opposons pas les solutions technologiques, ne hiérarchisons pas les urgences pour justifier notre inaction.

Les entrepreneurs vont continuer à innover et à prendre des risques, les industriels et les financiers à les accompagner pour essayer de déployer de vraies solutions à la bonne échelle.

Les politiques doivent continuer à soutenir cette dynamique et, le moment venu, prendre leurs responsabilités en imposant ces solutions. Mais c’est aussi désormais aux clients, donc à nous tous, par nos choix et par nos actes, de montrer aux chauffeurs que nous les poussons et les encourageons dans la voie de cette transition rapide vers le zéro émission.

Par Mathieu Gardies, fondateur et président de Hype

Stellantis
Carla Gohin

Développer une solution hydrogène innovante pour les usages professionnels : regards croisés de Stellantis

La pile à combustible est une solution efficiente pour les clients professionnels. A la fin de l’année 2021, Stellantis proposera des fourgons « Fuel Cell », dont le déploiement à grande échelle va s’appuyer sur le développement d’un réseau de stations hydrogène. Pour l’état-major de Stellantis, l’hydrogène permet de répondre aux besoins des clients en couvrant des cas d’usage inaccessibles aux véhicules électriques à batterie. Explications.

 

Des choix techniques innovants

 

Carla Gohin, Vice-Présidente Recherche et Innovation de Stellantis : La vision de Stellantis est d’offrir à nos clients une grande liberté de circulation en mettant à leur disposition des solutions techniques efficaces, abordables et respectueuses de l’environnement. C’est l’esprit de notre solution hydrogène, qui vient compléter notre offre de véhicules utilitaires électriques à batteries. Nous avons estimé que les technologies proposées par Symbio et Faurecia étaient les bonnes, c’est pourquoi nous nous sommes engagés avec eux dans un partenariat.

 

Frank Jordan, Directeur du développement avancé de Stellantis Allemagne : Nous avons choisi une solution appelée « mid-power ». Cela signifie qu’elle repose sur deux sources d’énergies : l’électricité provenant de la batterie d’une part, l’électricité issue de la pile à combustible d’autre part. Cela permet de faire fonctionner chacun de ces éléments de la meilleure manière. Ainsi, nous n’avons besoin que d’une pile de taille réduite, logée sous le capot, au-dessus du moteur électrique. Elle permet d’offrir une autonomie accrue et un temps de chargement très court. Les batteries, quant à elles, sont logées sous les sièges avant et les réservoirs d’hydrogène sont dans le plancher.

 

Pour des utilisateurs professionnels exigeants

 

Xavier Peugeot, directeur de la Business Unit véhicules utilitaires de Stellantis : Nous n’avons fait aucun compromis sur la performance, que ce soit en termes de volume utile ou de charge. Cette offre de véhicules utilitaires de taille moyenne, les Peugeot Expert, Citroën Jumpy et Opel Vivaro, existe déjà en version électrique à batterie. Elle correspond à un large spectre d’usages, car 83 % de nos clients ne font pas plus de 200 kilomètres par jour. A l’opposé, certains réalisent des trajets quotidiens plus importants. Avec une autonomie de 400 kilomètres, ces véhicules utilitaires électriques à hydrogène couvrent de nombreux cas d’utilisation.

La capacité à surmonter les défis

Dominique Sadoul, directeur des développements avancés moteurs et énergies : La solution « mid power » développée avec Symbio nous offre un excellent point d’équilibre performance/prestations/coûts. Mais il reste des défis pour que les motorisations à pile à combustible offrent tout leur potentiel. Notamment la capacité à disposer d’hydrogène vert à bon marché, un nombre suffisant de stations délivrant de l’hydrogène et un coût total d’usage compétitif.

 

L’ouverture du champ des possibles

 

Carla Gohin : L’hydrogène permet de répondre aux besoins des clients en couvrant des cas d’usage inaccessibles aux véhicules électriques à batterie. Ainsi, le temps de charge de seulement quelques minutes constitue un point important pour les professionnels. Nous sommes pionniers sur cette technologie de pile à combustible, destinée d’abord aux véhicules utilitaires. L’expérience acquise nous permettra ensuite d’envisager de la déployer sur les voitures particulières. Ce sera la prochaine étape.

 

Xavier Peugeot : Nous visons des clients qui ont un usage plus exigeant que celui couvert par l’offre traditionnelle d’utilitaires à batterie. Ils ont besoin d’un véhicule qui ne fait aucun compromis sur les performances et nous leur apporterons dès la fin de l’année 2021. Cette motorisation sera disponible pour les utilitaires des marques Peugeot, Citroën et Opel en deux longueurs, moyenne et haute.

SAFRA
Vincent Lemaire

Derrière le « Businova H2 », l’enjeu de la réindustrialisation et du développement de la filière hydrogène

Intégrer une pile à combustible dans un autobus ? Une évidence dès le lancement du projet, grâce à la technologie Symbio, co-entreprise Michelin-Faurecia.

Le projet Businova mobilise SAFRA depuis 10 ans. C’est long et c’est court quand on s’attelle à un vrai projet industriel, une vraie innovation. Et cela, même lorsqu’on s’appuie sur des savoir-faire historiques, une bonne connaissance du marché, des opérateurs et autorités organisatrices, sur la compréhension des grandes tendances de la ville de demain et de la mobilité.

Dès la genèse du projet, nous avons voulu faire un autobus fonctionnant à l’hydrogène. Visionnaires, audacieux, nous avons démarré avec une solution hybride, puis une solution « tout batterie », pour se tourner finalement en 2018 vers une solution zéro émission fonctionnant à l’hydrogène. Nous croyons en cette solution énergétique pour le transport de personnes et aussi en son potentiel pour la réindustrialisation en Europe.

Début avril 2021, en France, douze « Businova H2 » sont en exploitation. Six sur Artois-Gohelle, cinq à Versailles et un au Mans. L’agglomération d’Auxerre va recevoir très prochainement son premier véhicule sur les cinq5 qu’elle a commandés. Et sont également prévus cinq « Businova H2 » pour Hyport à Toulouse. Nous avons aussi en commande trois Businova 100% batterie, prévus pour la Régie des Transports de Marseille.


Une démarche en accord avec l’écosystème hydrogène et l’objectif de décarbonation des transports

Aujourd’hui, on voit bien que la filière hydrogène est en effervescence, notre produit arrive à point nommé. Avec le « Businova H2 », nous sommes alignés avec l’ensemble des politiques et c’est remarquable puisque l’Europe, l’Etat, les Régions, les agglomérations et les métropoles sont tous en train de monter des politiques hydrogènes ambitieuses.

Le vaste Plan de Relance français et son budget de 7 milliards d’euros a donné le souffle à toute cette filière qui était prête à prouver la pertinence de l’hydrogène au niveau écologique, mais également économique, pour notre pays.  Les grands industriels français de l’énergie travaillent ensemble pour relocaliser l’industrie de l’énergie et décarboner l’économie, autour du Conseil National de l’Hydrogène, dont le premier rendez-vous s’est d’ailleurs tenu chez SAFRA à Albi le 25 février 2021, en présence de trois ministres.


L’enjeu de la réindustrialisation

En France, les politiques s’intéressent à notre produit « Businova H2 ». Mais c’est aussi le potentiel de réindustrialisation à l’échelle européenne qui retient leur attention, ainsi que la création de centaines d’emplois dans cette filière. Nous sommes fiers de faire partie de cette filière, de proposer un produit conçu et fabriqué en France, le seul autobus hydrogène du marché qui possède une pile à combustible européenne, également fabriquée en France par Symbio.

Par Vincent Lemaire, président du groupe SAFRA

 

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