• Michelin donnera à chaque salarié concerné la possibilité de rester au sein de l’entreprise en France

 

  • Michelin lancera dans les prochaines semaines une initiative ambitieuse de transformation du site

 

 

Le groupe Michelin a annoncé ce matin aux équipes de La Roche-sur-Yon son projet de fermeture du site.

 

L’engagement remarquable des salariés, la qualité du dialogue social et les efforts du Groupe n’ont pas suffi à mener à bien le projet « Skipper », destiné à renforcer l’activité du site de La Roche-sur-Yon. Ce projet soutenu par 70 millions d’euros d’investissements n’a pu produire les effets attendus en raison des difficultés du marché des pneus poids lourd haut de gamme, tant en Europe qu’à l’export : marché européen attendu sans croissance, concurrence exacerbée, segment des marques d’entrée de gamme en progression constante.

 

La priorité du Groupe est désormais d’accompagner chacun des 619 salariés pour construire avec eux leur avenir professionnel. Michelin s’engage à ce que chacun, selon sa situation et ses projets, ait le choix pour la suite de son parcours.

 

 

  • Une approche spécifique et un dispositif d’accompagnement renforcé

 

Michelin va proposer aux partenaires sociaux d’engager au plus tôt la négociation d’un accord portant sur un plan d’accompagnement des salariés privilégiant la mobilité volontaire afin d’éviter les départs contraints.

 

Cette approche permettra de laisser aux partenaires sociaux le temps et la latitude nécessaires à la co-construction en profondeur de dispositifs réellement adaptés aux besoins des salariés.

 

Dans le cadre de cette négociation, en complément de mesures de pré-retraite, Michelin proposera des dispositifs d’accompagnement internes et externes sécurisés pour permettre à chaque salarié la poursuite d’un parcours professionnel de qualité dans les meilleures conditions possibles.

 

Mobilité interne : convaincu de l’engagement et des compétences de ses équipes, en France comme à l’international, Michelin offrira à tous les salariés concernés la possibilité de rester au sein de l’entreprise. Les nombreux départs en retraite prévus dans les prochaines années et les besoins de recrutement permettent de proposer à chaque salarié plusieurs postes dans les autres sites du Groupe en France. Ce dispositif de mobilité interne sera soutenu par des mesures d’aides particulières.

 

Mobilité externe : Michelin proposera aux partenaires sociaux de travailler sur des dispositifs permettant de sécuriser fortement et d’accompagner le changement professionnel des salariés.

 

Parmi les 1338 salariés de l’usine de Cholet, 74 personnes de l’atelier fournissant des mélanges de gomme à La Roche-sur-Yon sont concernées par le projet de fermeture de ce site. Au-delà des mesures de pré-retraite, chaque salarié concerné à Cholet se verra proposer un nouveau poste sur le site. Il n’y aura pas d’impact pour les salariés des autres usines françaises.

 

 

  • Un projet public-privé d’envergure pour donner un nouvel avenir au site

 

Au-delà de ses obligations légales en termes de revitalisation, Michelin s’engage à lancer dans les prochaines semaines une initiative novatrice de transformation du site permettant le développement d’activités durables au service de la politique économique de la ville, du département et de la région.

 

Michelin proposera aux acteurs publics et privés du territoire ainsi qu’aux organisations syndicales de s’associer au projet, qui sera soutenu financièrement par le Groupe.

 

 

 Pour financer l’opération de ce projet de fermeture du site de La Roche-sur-Yon, le groupe Michelin enregistrera une provision d’environ 120 millions d’euros en charges non récurrentes dans ses comptes consolidés au 31 décembre 2019. 

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