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WE ARE MICHELIN
min / Publié le 08/01/24

Essayeur de pneus moto

Bruno Pérard présente son parcours en tant qu’essayeur pneus chez Michelin : un métier de sensations et de passion qu'il exerce depuis 31 ans.
Spécialisé en « Deux Roues Moto », Bruno mène des tests en conditions réelles sur le site de Recherche et Développement (R&D) de Ladoux, en Auvergne.

Sur les circuits et les anneaux de vitesse, Bruno analyse la tenue de route, l’endurance, l’adhérence, le freinage, le bruit, … et teste en avant-première les pneus de demain.

Transcript de la vidéo


Je m'appelle Bruno Pérard. J'ai 59 ans bien révolus, 31 ans d'essais aujourd'hui et 41 ans de carrière dans cette grande entreprise qu'est Michelin.

Moi, je suis un pur produit Michelin. Mon père travaillait chez Michelin. Je suis passé par l'école Michelin. Ensuite j'ai travaillé dans les ateliers de fabrication. Je demandais toujours à faire de la moto. Lorsque cet atelier de fabrication a migré sur Ladoux, on m'a alors remarqué et proposé ce poste d'essayeur deux-roues chez Michelin à Ladoux.

À Ladoux, j'ai à ma disposition un circuit de vitesse, un anneau de vitesse, un circuit de comportement (handling) où je réalise des essais de grip sec chronométrés, un circuit mouillé où je fais également du grip mouillé chronométré, une piste de freinage et une piste de bruit.

La piste d'essai, c'est mon bureau. Alors comment ça se passe ? Le marketing établit un cahier des charges en fonction des besoins du marché pour un produit à développer. Le développeur réalise ensuite ce produit en fonction de ce cahier des charges, et moi, je suis le valideur. Je vérifie que le produit correspond bien au cahier des charges soumis par le marketing.

En plus d'être essayeur, je suis également formateur. C'est-à-dire que je dois m'occuper de la relève et leur transmettre mon savoir-faire, ma façon de tester et de ressentir les choses.

  • Alors, comment tu l'as trouvé, celui-là, du coup ?

  • Ah, je l'ai trouvé bien, oui. C'est calé, il y a du grip, c'est maniable, on sent qu'il est bien tenu.

Ce qui me plaît surtout dans ce métier, c'est que l'on participe en premier au développement d'un produit qui ne sera commercialisé que dans deux ou trois ans, parfois davantage selon la durée du développement. Il arrive aussi que l'on travaille sur une nouvelle moto qui n'est pas encore sortie. C'est probablement la chose qui va le plus me manquer lorsque j'arrêterai.