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min / Publié le 17/01/24

Confectionneur-finisseur de pneus compétition

Cédric Rafael fabrique des pneus compétition sur le site de Cataroux à Clermont-Ferrand. En tant que confectionneur-finisseur, il façonne les carcasses de pneumatiques destinées aux compétitions internationales. À mi-chemin entre l’industrie et l’artisanat, ses activités conjuguent la mise en œuvre de procédés mécaniques et manuels.

L’apprentissage de gestes techniques et la maîtrise d’outils spécifiques ont permis à Céric d’acquérir un savoir-faire unique. Au sein des ateliers, cette approche haute couture donne vie à des pièces d’exception qui sont mises à l'épreuve lors de courses emblématiques telles que les 24 heures du Mans ou le Pikes Peak.

Transcript de la vidéo Cédric Rafael, confectionneur-finisseur de pneus compétition


Ça, c'est ma machine, une PAP (pose à plat). Elle sert à confectionner des carcasses de pneus.

Je m'appelle Cédric et je suis confectionneur-finisseur depuis trois ans. Ici, nous fabriquons des pneus de compétition. Par exemple, pour les 24 Heures du Mans, nous produisons environ 300 000 pneus par an.

Une carcasse, c'est la première étape de la confection d'un pneu. On assemble des produits crus autour de ce tambour rotatif. Ensuite, la carcasse part en finition puis en cuisson.

Technicien ou artisan ? Les deux. C'est un procédé industriel, mais cela demande la maîtrise de gestes manuels très précis. C'est d'ailleurs pour cela qu'on nous appelle des confectionneurs. Et mes outils sont un peu ceux d'un artisan.

Je travaille avec une roulette en acier, une bichicotte et un ciseau.

  • Salut Cédric.

  • Bonjour, ça va ?

  • Ça va, et toi ?

  • Ça va nickel !

  • Ça se passe bien ce matin ?

  • Oui, super, pas de souci.

  • Bonjour à tous. Allez, on va faire notre point 5.

Ce que j'aime ici ? La qualité de vie au travail, l'ambiance dans l'équipe et l'accueil lorsqu'on arrive dans l'atelier. À mes débuts, j'ai été accompagné par un tuteur. C'est lui qui m'a transmis toutes les bases du métier. Et maintenant, c'est moi qui suis tuteur.

C'est une très bonne question parce qu'en soi, le bleu, c'est pour le butyl. Mais oui, c'est le plaisir de travailler pour la compétition. On ressent quand même une certaine fierté en se disant que le pneu que l'on a fabriqué permettra peut-être de gagner une course.