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WEC 2016 - Porsche, Audi et Toyota assurent le spectacle dans la fournaise texane

Les 6 Heures du Circuit des Amériques (COTA) 2016 ont tenu toutes leurs promesses et, en dépit d’une chaleur étouffante, les nombreux coups de théâtre ont assuré le spectacle pour le public.

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Démarrée à 17h00 par 35° C dans l’air et 45° C au sol, la course s’est déroulée en deux temps : les premières quatre heures dominées par Audi Sport et le dernier tiers de course ouvert à la bataille entre les constructeurs de la catégorie LM P1-H. Porsche Team remporte l’épreuve, grâce à la stratégie de la 919 Hybrid n°1 (Bernhard/Hartley/Webber), qui profite d’un Full Course Yellow pour s’emparer de la tête de la course. Audi Sport place la R18 n°8 (Di Grassi/Duval/Jarvis) sur la deuxième marche du podium, après avoir frôlé l’abandon. Toyota Gazoo Racing récolte les fruits de sa stratégie de choix et de gestion des pneus MICHELIN SOFT « Temps Chaud », décalée par rapport à la concurrence (ayant choisi les pneus « Temps Chaud Plus » en début de course) et basée sur les doubles relais : la TS050-Hybrid n°6 (Sarrazin/Conway/Kobayashi) complète le podium de l’épreuve.

Après avoir dominé les qualifications du vendredi, les deux Audi R18 prennent le départ de la course sous les meilleurs auspices et, après un court duel avec Porsche, s’installent en tête du peloton. Durant la première heure de course, Audi Sport prend le large, pendant que Porsche et Toyota se donnent bataille. A noter que les constructeurs allemands ont opté pour les pneus MICHELIN SOFT « Temps Chaud Plus », tandis que les voitures de la firme nippone chaussent des pneus MICHELIN SOFT « Temps Chaud ». Au début de la deuxième heure de course, les hiérarchies semblent établies : les deux Audi R18, séparées par 2 secondes, évoluent aux avant-postes avec 35 secondes d’avance sur les deux Porsche 919 Hybrid et les Toyota TS050-Hybrid perdent progressivement du terrain.

Mais il ne s’agit que d’une situation de calme apparente, qui persistera une heure environ. En effet, lors du troisième arrêt aux stands en régime de Full Course Yellow, Toyota Gazoo Racing décide de doubler les relais avec ses pneus et, grâce aux économies de temps réalisées, retourne dans la bataille pour les premières positions. Mais Audi Sport demeure intouchable et les voitures d’Ingolstadt poursuivent leur marche sans inconvénients jusqu’au centième tour.

C’est alors que l’Audi R18 de tête s’arrête subitement. Néanmoins, Loïc Duval parvient à la redémarrer pour reprendre une course désormais compromise. La mésaventure de Duval profite à la voiture sœur n°7, qui s’empare de la tête de la course, préservant donc sur le moment les chances de victoire d’Audi Sport.

La série des pit-stops démarre une poignée de minutes plus tard : il s’agit du cinquième arrêt pour les LM P1. Les voitures rentrent une après l’autre et la Porsche n°1 est la dernière du lot. Brendon Hartley s’apprête à emprunter la voie des stands quand, à cause d’un contact en piste, la Direction de course décrète un Full Course Yellow. Ainsi la 919 n°1 ravitaille, change ses pneus et les pilotes se relaient (Bernhard remplace Hartley), tout en permettant à la voiture de retourner en piste en leader des 6 Heures du Circuit des Amériques 2016.
 

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L’Audi n°7, alors aux mains de Benoît Tréluyer, démarre une course poursuite pour reprendre la tête de l’épreuve. Mais au 133ème tour le pilote français est percuté par une voiture LM GTE lors d’un dépassement. La R18 se sort d’affaire à l’aide des commissaires, mais elle est lourdement endommagée, ce qui coûtera sept minutes d’arrêt aux stands pour les réparations.

Libéré de son principal adversaire, Porsche consolide sa position de leader et Toyota, qui a tiré parti de la constance de ses pneus, est maintenant deuxième. Les deux dernières heures de course donneront la possibilité à Audi de rattraper la Toyota n°6 durant les arrêts aux stands, pour arracher la deuxième place.

Quelle course palpitante ! Sur une piste très chaude, nos pneus ont montré une fois de plus leur performance et leur constance. Qu’ils aient doublé les relais avec leurs pneumatiques ou opté pour l’utilisation de pneus rodés, nos partenaires ont régulièrement réalisé des excellents chronos jusqu’à la fin de l’épreuve.

Jérôme Mondain, manager Michelin des programmes Endurance

La prochaine manche du Championnat du Monde d’Endurance se déroulera par des conditions plus fraîches au Japon, où les équipes ont rendez-vous le 16 octobre sur le Fuji Speedway.


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