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Formula E 2015/2016 - Putrajaya - Le Michelin Pilot Sport EV à l’épreuve de la chaleur et de l’humidité

Malgré des conditions météorologiques très difficiles - plus de 30°C dans l’air, près de 50°C sur la piste, et un taux d’humidité évoluant entre 60% et 90% - le pneu MICHELIN Pilot Sport EV a apporté performances, constance et adhérence tout au long d’une journée de course animée.

Formula E - Putrajaya - 2015

Le format du ePrix de Putrajaya 2015 était le même qu’en 2014. Un circuit de 2,5 km de long comportant 12 virages, et une course avancée de deux heures par rapport à l’horaire habituel (départ à 14h04 au lieu de 16h04) pour tenter d’éviter les éventuelles pluies torrentielles… qui ont bien eu lieu une heure après la course ! Des conditions difficiles à supporter aussi bien pour les pilotes que les batteries de leurs monoplaces 100% électriques, mises à l’épreuve par la combinaison chaleur/humidité. Heureusement, les équipes ont pu compter sur des pneumatiques Michelin parfaitement en phase avec leurs attentes.

Excellence et polyvalence

Si toutes les écuries utilisaient des voitures identiques la saison dernière, le règlement technique de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) leur permet dorénavant d’utiliser leurs propres moteur, boîte de vitesses et électronique de gestion, mais aussi de modifier les points d’ancrage des suspensions arrière. Dans le même temps, la FIA a autorisé l’augmentation de la puissance des moteurs électriques : de 150kW à 170kW en course, et de 170kW à 200kW en qualifications. Pour un circuit comme celui de Putrajaya, cela se traduit par une amélioration de près de deux secondes au tour. Aujourd’hui, seuls la partie châssis (y compris les trains roulants), les batteries et les pneus demeurent identiques à ceux de la saison dernière.

A noter que la technologie des pneus MICHELIN Pilot sport EV, spécialement développés par le manufacturier clermontois pour cette discipline, a été momentanément figée sur demande de la FIA. « Le niveau de performance de nos pneus a été supérieur aux attentes au cours de la première saison, explique Serge Grisin, le responsable de Michelin en Formula E. Le fait de conserver le même pneu pour le championnat 2015-2016 a permis aux équipes de développer leurs nouvelles voitures sur une base technique connue en matière de liaison au sol. Par ailleurs, Michelin continue d’emmagasiner des données qui serviront à son département Recherche et Développement. Nous utilisons tous les enseignements tirés de la compétition pour développer les futurs pneus de grande série, comme on a pu le voir récemment avec le nouveau pneu MICHELIN Pilot Sport 4, dont la physionomie est proche de celle d’un pneu de Formula E.

Concernant l’ePrix de Putrajaya, nous avons du composer avec des conditions météos difficiles, mais aussi une piste extrêmement sale et un bitume à l’adhérence modeste par endroits. Mais forts des enseignements recueillis ici-même lors du ePrix 2014, nous savions que le pneu MICHELIN Pilot Sport EV serait à la hauteur. De par sa constance, ses performances, sa longévité et sa polyvalence, notre pneumatique apparaît comme l’un des éléments posant le moins d’interrogation en Formula E».

Une journée de course animée

C’est un véritable marathon qui s’est engagé pour les pilotes et leurs montures, dès 7h45 ce samedi 7 novembre. Après une séance d’essais libres de soixante-quinze minutes - 27°C dans l’air, 89% d’humidité - au cours de laquelle chacun a du procéder aux réglages de sa voiture et déterminer sa stratégie de course, la séance de qualifications et sa nouvelle procédure de super pole position, qui met en scène pour un tour lancé les cinq pilotes les plus rapides lors des cessions groupées, se sont quant à elles déroulées par 29°C (33°C ressentis), et un taux d’humidité de 74%.

La pole position est alors revenue à Sébastien Buemi (Renault-e.dams) qui confirme sa bonne forme après sa victoire de Pékin, le 24 octobre dernier. A noter que Buemi y avait également réalisé le meilleur tour en course juste avant l’arrivée, démontrant l’excellent niveau de performance des pneus en fin de course. A Putrajaya, il devance sur la ligne de départ deux pilotes français : Stéphane Sarrazin (Venturi) et Loïc Duval (Dragon Racing), qui utilisent tous deux le groupe motopropulseur développé par le constructeur monégasque.

Puis c’est sous une chaleur écrasante qu’a été donné le départ (39°C dans l’air, 48°C au sol pour 60% d’humidité)… et les premières surprises n’ont pas tardé à arriver. Alors que Sarrazin partit finalement dernier avec un tour de retard suite au non démarrage de son moteur électrique sur la ligne de départ, Jean-Eric Vergne (DS-Virgin Racing) endommagea sa direction dès le premier virage suite à un contact avec la Mahindra de Nick Heidfeld, ce qui le conduira à l’abandon.

Après une première partie de course sans autre incident majeur, la monoplace du leader Sébastien Buemi a réduit sa vitesse juste avant la mi-course. Il repartira sans encombre avec sa seconde monoplace, avant d’être à nouveau contraint à ralentir.

Après une fin de course marquée par de nombreux dépassements, c’est finalement Lucas Di Grassi (Abt Schaeffler Audi Sport) qui s’impose au ePrix de Putrajaya 2015, devant Sam Bird (DS-Virgin Racing), qui s’envole de la 14ème à la 2ème place, et Robin Frijns (Andretti Formula E Race Team), quant à lui parti 8ème. Mais l’homme du jour sera - aussi - Stéphane Sarrazin qui, après être parti 18ème terminera finalement la course à la 4ème position.

La prochaine manche du championnat 2015-2016 de Formula E aura lieu le 19 décembre prochain (voir calendrier complet ci-dessous) dans la station balnéaire de Punta Del Este (Uruguay).


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