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Breguet XIV: l’avion de la Victoire a 100 ans

Aujourd’hui, chacun sait que Michelin est un acteur important de l’aéronautique, nos pneumatiques équipent près de la moitié des avions de ligne en service sur la planète et c’est grâce à notre technologie NZG que le Concorde a pu redécoller après le terrible accident en 2000. Mais se souvient-on qu’il y a 100 ans déjà, Michelin était en pointe dans ce domaine ? C’est en effet la Manufacture de Clermont-Ferrand qui a conçu, avec les équipes de l’ingénieur Louis Breguet, le plus emblématique aéronef de l’époque : le Breguet XIV, surnommé : l’avion de la Victoire.

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La passion de l’aviation dès les origines

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Les premiers pas de Michelin dans l’aviation sont précoces. Après un baptême de l’air dans un ballon en 1896, André Michelin comprend le potentiel de l’aviation et s’implique dans son développement. Il fait partie des membres fondateurs de l’Aéro-Club de France en 1903. Pour contribuer à l’essor de cette technologie naissante, il a utilisé deux leviers que nous utilisons encore aujourd’hui : la valorisation de nos savoir-faire et la compétition.

Dès 1908, une Coupe et un Prix Spécial Michelin sont créés. Au fil des années, ils inciteront les aviateurs à voler toujours plus loin, plus vite, plus longtemps. Le premier vainqueur de la coupe, Henri Farman, parcourut 1 km. Mais dès 1911, les pilotes sont capables de rallier Paris au Puy-de-Dôme en moins de 6 heures. En parallèle, l’Entreprise se lance dans la fabrication de produits spécifiques pour l’aéronautique, en particulier les tissus et les toiles caoutchoutées, et bien entendu, des pneus!
 

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L’effort de guerre : du Breguet-Michelin I à l’avion de la Victoire

Le déclenchement de la guerre en 1914 change la donne. André Michelin, qui a toujours défendu l’intérêt stratégique de l’aviation, propose au gouvernement français de fabriquer des avions à prix coûtant dans son usine de Clermont-Ferrand. C’est le modèle dessiné par Louis Breguet, parce qu’il est capable d’embarquer plusieurs bombes, qui est choisi. Le premier Breguet-Michelin type I est homologué en 1915. Deux autres modèles suivront : Le Breguet II et le Breguet IV.
 

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En 1916, l’Etat-major installe une école de bombardement à proximité de la capitale auvergnate, à Aulnat, sur le terrain aménagé par Michelin pour faciliter le décollage des avions : c’est là que la première piste d’aviation en dur de l’histoire voit le jour.
 

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Dans le même temps, les équipes Breguet et Michelin développent un nouvel avion, absolument révolutionnaire. Pour son fuselage, elles utilisent un alliage inédit, le duralium, plus léger et résistant que les matériaux jusque-là utilisés. Le moteur est désormais placé à l’avant et, miracle de technologie, la mitrailleuse est synchronisée pour pouvoir tirer à travers l’hélice ! Le Breguet XIV est né. Ses performances exceptionnelles donnent aux alliés l’avantage dans les airs et lui vaudront un glorieux surnom : l’avion de la Victoire.
 

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Quand l’armistice est signé le 11 novembre 1918, 1 884 avions sont sortis des chaines de fabrication de Michelin. Conformément aux engagements pris en 1914, les frères fondateurs renoncent alors à leurs activités aéronautiques, pour ne pas profiter indûment des infrastructures acquises en temps de guerre (et en partie financées par l’Armée). Ils laisseront s’envoler « de ses propres ailes » une industrie neuve, qui deviendra un client mondial.

Michelin continuera à suivre de près le développement de l’aéronautique et, à travers notamment la conception de jantes et de pneus adaptés, contribuera à l’essor de l’aviation civile. Aujourd’hui, cet intérêt jamais démenti se concrétise par des innovations comme PresSense, un capteur de pression installé directement sur le pneu, qui simplifie les opérations de maintenance.