Matériaux durables dans les pneus de MotoE™ : nouvelle saison, nouvelle étape

L’année dernière, Michelin annonçait l’introduction de matériaux durables dans les pneus de MotoE™ à hauteur de 33 % à l’avant et 40 % à l’arrière. Cette année,  les équipes de développement de Michelin ont relevé un nouveau défi  en intégrant pas moins de 46 % de matériaux durables dans les pneus arrière, permettant ainsi d’atteindre un taux moyen de 40 %, correspondant à la moyenne pondérée des masses des pneus avant et arrière. Ce résultat est, à l’évidence, en ligne avec l’ambition du Groupe, visant à atteindre 40 % de matériaux durables en moyenne sur l’ensemble de ses gammes, à l’horizon 2030. « Bien qu’ambitieux, cet objectif n’en demeure pas moins réaliste pour Michelin. Les pneus de MotoE™ en sont une nouvelle illustration.» commente Cyrille Roget, Directeur de la communication technique et scientifique du groupe Michelin. Et d’ajouter : « C’est principalement en intégrant davantage de caoutchouc naturel et de noir de carbone recyclé dans les pneus que nous avons pu progresser. »  Michelin s’est notamment associé à Enviro pour développer et industrialiser à grande échelle une technologie de pyrolyse innovante permettant de récupérer certains composants d’origine tels que le noir de carbone. Le noir de carbone ainsi recyclé est réintégré dans la fabrication de nouveaux pneumatiques.

Le saviez-vous ?

46 %, c’est le taux de matériaux durables intégré dans les pneumatiques développés pour la voiture prototype à Hydrogène GreenGT H24, destinée aux courses d’endurance.

Des matériaux durables dans les pneus, à condition de respecter certains principes

Concevoir et fabriquer des pneumatiques dotés de matériaux durables, oui, mais selon certains principes, auxquels Michelin ne dérogera pas.  A commencer par le maintien du niveau de performance sans aucune concession sur la sécurité. Quelle meilleure preuve que les pneus MotoETM capables de faire des pointes à 250 km/h sur circuit !

250 km/h

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C’est la vitesse de pointe en course des MotoE™
avec des pneus intégrant des matériaux durables

Autre principe cher à Michelin : l’empreinte environnementale du pneu. Pour Michelin, un pneu comprenant 100 % de matériaux durables ne serait pas pour autant un « pneu durable », si l’intégration de ces matériaux conduisait à une dégradation de l’impact environnemental par rapport aux solutions actuelles, que ce soit en termes de conception, de production, de transport, d’usage ou de recyclage. Le Groupe prend donc en compte des principes d’éco-conception à chaque étape du cycle de vie du pneumatique. « Il s’agit d’une équation loin d’être simple, dont la résolution exige une grande puissance d’innovation, à l’image de celle de Michelin. C’est ce qui fait également notre différence. » commente C. Roget.

Savoir passer du proto à la série

Aussi louable soit-il de vouloir intégrer des matériaux biosourcés ou des matières regénérées dans le pneu, encore faut-il être capable de passer du proto à la série, tout en reproduisant le même niveau de qualité et de performances.  Un cap souvent difficile à franchir, mais déterminant pour l’avenir d’un nouveau produit.  Ce défi a été également relevé avec les pneus de MotoETM,, puisqu’aujourd’hui,  environ 1500 pneus sont fabriqués et utilisés pendant la saison. «  Avec les pneus de MotoETM, nous apportons également la preuve que nous sommes capables de faire ce que nous disons. Chez Michelin,  le respect des faits est ancré dans nos valeurs. C’est ce qui fait notre différence et nous donne une autre bonne raison de croire que nous relèverons le défi de pneus 100 % durables d’ici 2050. » ajoute C. Roget.

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Les matériaux durables, c’est quoi ?

Michelin considère que les matériaux durables sont soit des matières recyclées, soit des matériaux biosourcés renouvelables à l’échelle temporelle d’une vie humaine, et qui n’entrent pas en concurrence avec la filière alimentaire. Exemples :

 

Matières recyclées :

styrène régénéré à partir de déchets en polystyrène (pots de yaourt, barquettes alimentaires, emballages...), textile régénéré à partir de déchets en PET* (bouteilles plastiques, flacons...), noir de carbone recyclé à partir de pneus en fin de vie.

 

Matériaux biosourcés renouvelables :

caoutchouc naturel issu d’une filière responsable, butadiène (ou bio butadiène), produits à partir de biomasse (déchets végétaux).

*PET : Polyéthylène Téréphtalate

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