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Michelin au mondial de l’automobile 2016

Les performances dans la durée du premier au dernier kilomètre

La mobilité propre et la sécurité routière sont l’affaire de tous. Alors que certains acteurs de la profession plaident en faveur du remplacement des pneumatiques lorsque leurs pavés de gomme atteignent 3 ou 4 mm de hauteur, Michelin, leader mondial du secteur, affirme que la loi en vigueur, qui prévoit un remplacement à 1,6 mm, répond aujourd’hui parfaitement aux divers enjeux du monde automobile moderne.

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Michelin met sur le marché des pneus qui apportent au client non seulement un haut niveau de sécurité tout au long de leur vie, mais aussi des économies de carburant grâce à une résistance au roulement limitée, ainsi qu’une longévité accrue. C’est ici le moyen de limiter une consommation excessive de matières premières, les émissions de CO2, et de permettre aux consommateurs d’utiliser leurs pneus plus longtemps en toute sécurité.

Les pneumatiques Michelin hiver, comme par exemple les Pilot Alpin et leurs lamelles pleine profondeur 3D, ou encore les MICHELIN CrossClimate, qui sont des pneus été également homologués pour l’hiver dans les régions qui l’exigent, garantissent un niveau d’efficacité maximum jusqu’au dernier kilomètre, c’est-à-dire au témoin d’usure à 1,6 mm. Michelin réaffirme donc son opposition à une évolution de la réglementation relative à la profondeur minimale de sculpture des pneumatiques, et ce pour trois raisons :

1 / La sécurité

  • La réglementation en vigueur, qui date de 1989, tenait compte des performances de l’époque. Au regard des progrès réalisés dans le monde pneumatique, la majeure partie des modèles contemporains offrent des performances d’un niveau supérieur.
  • Aucune statistique officielle ne permet aujourd’hui d’établir la relation entre une augmentation de l’accidentologie et le fait que les pneus des véhicules impliqués avaient une hauteur de sculpture inférieure à 3 ou 4 mm.
  • Les distances de freinage dépendent d’un grand nombre d’éléments. Système de freinage, capteurs d’ABS, granulométrie du sol (c’est-à-dire son niveau d’adhérence), météo (humidité et température), pression des pneumatiques, température des gommes, action du conducteur sont autant de critères qui entrent en ligne de compte en marge des qualités intrinsèques du pneu.
  • Lorsqu’ils sont neufs, les pneus peuvent déjà présenter des grandes différences de performance d’adhérence selon les marques et les manufacturiers, les modèles et les dimensions. Un pneumatique premium peut alors, avec une hauteur de sculpture de 1,6 mm, être plus performant qu’un pneu « Budget » neuf ou presque.
  • Il convient de rappeler que le pneu neuf n’existe pas ou presque, car dès les premiers kilomètres parcourus, il commence à s’user. Michelin apporte alors pour l’ensemble de ses pneumatiques un haut niveau de performance tous critères confondus jusqu’au témoin d’usure de 1,6 mm, c’est-à-dire après plusieurs années et plusieurs dizaines de milliers de kilomètres.

2 / Le coût

  • Remplacer ses pneus alors que leur hauteur de sculpture atteint 3 ou 4 mm revient à le faire plus souvent, ce qui représente une augmentation des coûts importante pour le consommateur. Ceci n’est pas acceptable dans la mesure où les progrès de la technologie, indépendamment de ceux de l’automobile, devraient au contraire permettre une amélioration de la rentabilité du pneu.
  • Retirer un pneu à 3 ou 4 mm de profondeur de sculpture au lieu de 1,6 mm représente environ un pneu supplémentaire par voiture tous les deux ans, ce qui n’est pas audible par l’automobiliste.
  • L’impact pour les professionnels et les flottes d’entreprise serait également notable, avec un coût de détention orienté à la hausse. Ainsi, les loyers des LOA/LLD (Location avec Option d’Achat/Location Longue Durée) augmenteraient, y compris pour les particuliers qui choisissent de plus en plus ces formules commerciales dans le cadre du remplacement de leur véhicule.

3 / L’écologie

  • Fabriquer un pneu requiert l’utilisation de nombreux matériaux, mais aussi d’énergie. Plus on utilise de matière, plus l’impact sur l’environnement est important. Remplacer ses pneumatiques le plus tard possible permet d’éviter la surconsommation de matières premières servant à leur élaboration, ainsi que l’énergie pour les fabriquer.
  • La résistance au roulement, responsable de 20 % de la consommation de carburant de nos voitures (thermiques ou électriques), s’améliore avec l’usure. On considère que remplacer les pneus prématurément génèrerait une consommation supplémentaire de 900 millions de litres de carburant par an, soit des émissions de CO2 supplémentaires de 3 millions de tonnes par an, soit l’équivalent d’une année d’émissions de CO2 pour une ville comme Manchester (GB). Ce niveau atteindrait même 9 millions si on y ajoute la perte de matière générée par le remplacement prématuré des enveloppes. C’est l’équivalent des émissions annuelles de CO2 de la ville de Birmingham, deuxième ville du Royaume-Uni.
  • Le recyclage est également énergivore. Et plus on a de matière à recycler, moins on est performant sur l’aspect durable de l’écologie. Sur le parc automobile européen, passer de 1,6 mm à 3 mm correspondrait chaque année à plus de 1,5 million de tonnes de matières premières gaspillées, soit une demande énergétique de 290 millions de tonnes de pétrole brut, c’est-à-dire plus que la production annuelle du Mexique et du Venezuela réunis.

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