Retour

Championnat du Monde d’Endurance FIA 6 Heures de Spa – Deuxième épreuve

En attendant les 24 Heures du Mans, à Spa en doubles relais

Après les 6 Heures de Silverstone, disputées le 20 avril dernier, le Championnat du Monde d’Endurance de la FIA a fait étape ce 3 mai sur le mythique « Toboggan des Ardennes », pour les 6 Heures de Spa. Comme lors des éditions précédentes, l’enjeu de cette épreuve pour les équipes était de taille : se mesurer sur un circuit permettant de préparer les 24 Heures du Mans. En effet, le Circuit de Silverstone se caractérise par son tracé assez spécifique, nécessitant de réglages adaptés. Il demande aux voitures une charge aérodynamique importante, tout en maîtrisant la trainée. Une configuration qui est donc trop différente de celle des 24 Heures du Mans pour pouvoir tirer des conclusions définitives sur les voitures, ainsi que sur les pneumatiques. En effet, le circuit de la Sarthe requiert moins de charge et plus de trainée. D’une part, les vitesses sont plus élevées, notamment sur la ligne droite des Hunaudières, et d’autre part, les freinages sont violents.

Des réglages sensiblement plus proches de ceux utilisés sur le Circuit de Spa. La manche belge constitue donc une mise à l’épreuve fondamentale en préparation des 24 Heures du Mans 2014.

En Endurance, les pneumatiques favorisent activement l’efficacité de la voiture, par un travail en parfaite synergie avec les suspensions et l’aérodynamique. Dans le cas des prototypes LM P1, les valeurs en jeu sont colossales : la charge supplémentaire pouvant atteindre jusqu’à 3 fois le poids de la voiture. Les accélérations latérales et longitudinales sont aussi extrêmes, en étant fréquemment supérieures à 3G.

Le travail des ingénieurs de MICHELIN est dicté par la recherche de la parfaite harmonie entre les pneumatiques et la voiture. Une activité encore plus importante cette année, car la gamme des pneus MICHELIN Endurance est nouvelle, notamment en LM P1.

Audi, Toyota et Porsche : une bataille à coup de double relais

Pour la saison 2014, les pneumatiques pour les prototypes LM P1 ont été complétement redessinés pour chausser des voitures profondément changées par rapport aux saisons précédentes. Les nouveaux pneumatiques Michelin disposent d’une efficacité accrue : de 5 à 6 centimètres plus étroits et 8 kilos plus légers (par train de 4 pneus), ils sont appelés à fournir le même niveau de performance, de constance et de longévité qu’en 2013.

Durant le week-end de Spa, ces nouveaux pneus Michelin ont décidément participé au très beau spectacle qu’Audi, Toyota et Porsche ont offert aux 46 000 spectateurs affolant les tribunes.

D’abord les qualifications du vendredi soir se sont disputées sur une piste séchante. Les équipes ont eu recours aux pneus MICHELIN Hybrides en début de séance. Chacune des voitures est ensuite passée en pneus slick SOFT « hautes températures », de plus en plus performants au fil des passages sur un tracé devenu sec.

La course s’est révélée encore plus intéressante que les qualifications et des stratégies basées sur les pneumatiques ont été très tôt mises en œuvre. D’abord Audi Sport Team Joest ouvre la série des doubles relais lors du tout premier arrêt au stand : les Audi R18 e-tron quattro n°1 (DI GRASSI/DUVAL/KRISTENSEN) et n°2 (FASSLER/LOTTERER/TRELUYER) tirent parti de la constance de leurs pneus Michelin SOFT « hautes températures » et parviennent à serrer au stand l’écart sur les Toyota TS 040 – Hybrid ainsi que sur la Porsche 919 Hybrid n°14, grâce à plus de 20 secondes économisées sur le changement des pneumatiques.

Une stratégie qui sera ensuite suivie par Toyota Racing et Porsche Team. Au fil de la course, les trois protagonistes de la catégorie se sont défiés, aussi bien sur la piste qu’aux stands. Toyota Racing est le vainqueur de cette bataille en plaçant sa TS 040 – Hybrid n°8 sur la plus haute marche du podium, mais Audi Sport Team Joest est dans le coup : Loïc DUVAL, au volant de la R18 e-tron quattro n°1, parviendra en fin de course à préserver sa deuxième place des attaques de Stéphane SARRAZIN, sur Toyota. Porsche Team termine à la quatrième place avec la 919 Hybrid n°14 (DUMAS/JANI/LIEB).

« Nous sommes très satisfaits des performances fournies par nos pneumatiques LM P1 à Spa », souligne Nicolas GOUBERT, le directeur technique de MICHELIN Motorsport. « Le spectacle offert par nos partenaires a été exceptionnel et nous y avons contribué. Nous sommes très confiants qu’au Mans les nouveaux pneus 31/71-18 seront en mesure d’endurer 4 relais, ce qui est nécessaire aux partenaires pour pouvoir prétendre au MICHELIN Total Performance Award ».

Le « Cavallino » cabre sur le podium de Spa

Victoire des Ferrari F458 Italia d’AF Corse aussi bien en catégorie LM GTE Pro qu’en GTE AM. Un week-end sans faute pour Gianmaria BRUNI et Toni VILANDER sur la voiture n°51, qui ont monopolisé la tête de la course dès le départ. En revanche, la bataille pour la deuxième place a été animée par Aston Martin, Porsche et la Ferrari pilotée par le duo RIGON/CALADO.

En GTE Pro, Aston Martin met en œuvre en premier la stratégie des doubles relais avec les deux Vantage V8. Constatant l’efficacité des pneus sur deux relais, Porsche suivra le même chemin, tandis que la Ferrari n°71 ne conservera ses pneus pour un deuxième relais qu’en fin de course. C’est la Porsche 911 RSR n°91 de PILET/BERGMEISTER qui termine l’épreuve à la deuxième place. Quant à la Ferrari F458 Italia de RIGON/CALADO, le duo italo/anglais monte sur la troisième marche du podium.

En GTE AM, la Ferrari F458 Italia n°61 (PEREZ-COMPANC/CIOCI/VENTURI) coupe la ligne d’arrivée en tête du peloton, après une course passée aux avant-postes.

« En catégorie GTE Pro, nos attentes et celles des partenaires ont été dépassées », déclare Jérôme MONDAIN, le responsable Endurance de MICHELIN Motorsport. « Réaliser des doubles relais à Spa n’était pas acquis lors du départ de l’épreuve ».

Le prochain rendez-vous FIA WEC se tiendra au Mans où, après la Journée Test du 1er du mois, les 24 Heures du Mans 2014 se disputeront les 14 et 15 juin.


Retour