Depuis 2014, Michelin calcule les émissions annuelles de gaz à effet de serre relevant du « Scope 3 » : l’ensemble des activités de la chaîne de valeur amont et aval. Les calculs sont réalisés selon la méthodologie établie par la norme “The Greenhouse Gas Protocol : A Corporate Accounting and Reporting Standard, revised edition” et son supplément “Corporate Value Chain (Scope 3) Accounting and Reporting Standard” (World Resources Institute and World Business Council for Sustainable Development, septembre 2011).

Vers une logistique durable

La démarche s’appuie sur la recherche de synergies nouvelles entre chargeurs et transporteurs, visant une plus grande efficacité de tonnages transportés et un objectif commun de réduction des émissions.

Des leviers d’actions se déploient progressivement en interne comme en externe :

1. L’optimisation des distances de transport selon des modalités adaptées.

  • Michelin continue de développer les livraisons directes entre l’usine et le client.
  • Un nouveau dépôt dans le nord du Viêt-Nam est approvisionné principalement par fret maritime direct depuis les pays producteurs. Cela a permis de réduire de moitié l’approvisionnement par fret terrestre depuis le dépôt du sud du Viêt-Nam.
  • Un nouveau dépôt dans le sud du Japon permet de réduire et optimiser le fret terrestre d’approvisionnement depuis le dépôt central du pays.
  • Au Brésil, l’augmentation de la capacité de stockage de produits finis dans l’usine de Campo Grande (RJ) permet de réduire la délocalisation pour stockage de pneus poids lourds vers l’usine de Resende (RJ).

2. L’augmentation du taux de remplissage.

L’enjeu est de réduire les kilomètres à vide en optimisant la capacité de transport des véhicules, dans les limites des législations en vigueur suivant les pays.

  • Ainsi, l’utilisation plus systématique de compacteurs permet d’augmenter de 15 % le nombre de pneus dans les containers exportés de Thaïlande vers l’Indonésie, le Viêt-Nam et la Corée du Sud.
  • En Amérique du Sud, l’accroissement du chargement en chaîne plutôt qu’en piles des pneus tourisme permet d’augmenter le nombre de pneus transportés par camion lors des livraisons aux clients constructeurs.

3. Le développement du multimodal, le changement de mode de transport et la réduction de l’aérien.

Avec les transporteurs, Michelin étudie la faisabilité technique et budgétaire des solutions multimodales (route-rail, route-fluvial, route-maritime) ou des changements de mode de transport. Ceci permet de réduire non seulement les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi les pollutions sonores et atmosphériques, la dégradation des infrastructures publiques, les accidents et les encombrements routiers.

  • Le développement de solutions multimodales a été significatif en Amérique du Nord en 2017.
  • Les exportations de pneus poids lourd comme de pneus « tourisme et camionnette » depuis le Brésil vers le Chili sont désormais effectuées par la voie maritime et non plus par la voie terrestre.
  • Dans l’ensemble du Groupe, Michelin limite au strict minimum le recours au transport aérien.

4. La valorisation des partenariats avec les transporteurs soucieux de leur efficacité énergétique.

Le Groupe exploite de nombreux outils et dispositifs pour optimiser les véhicules : véhicules récents bénéficiant d’un entretien suivi, motorisations adaptées aux trajets et aux tonnages moyens transportés, bridage de la vitesse, accessoires réduisant la résistance aérodynamique, pneus à faible résistance au roulement, pneus rechapés et recreusés permettant un double gain de durée de vie du pneu et de consommation.

5. L’encouragement à l’éco-conduite.

La formation et le management des chauffeurs permettent de réaliser des gains de consommation allant jusqu’à 10 % lorsque le suivi est correctement réalisé. Cette action représente un gain de marge opérationnelle pour les transporteurs pouvant atteindre 2 à 5 % suivant les pays. En entraînant les conducteurs à une meilleure anticipation, l’éco-conduite contribue aussi à réduire le nombre d’accidents.

L’efficacité énergétique a été reconduite comme critère environnemental déterminant en 2017 pour les achats logistiques dans le monde.

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