Présent dès 1973, année de la création du Championnat, Michelin en a remporté la première épreuve, qui était déjà le Rallye Monte-Carlo, grâce à la victoire de Jean-Claude Andruet sur une Berlinette Alpine-Renault. Le manufacturier auvergnat a également remporté son premier titre de Champion du Monde la même année, grâce à la complicité des « Quatre Mousquetaires » de l’équipe Alpine-Renault (Bernard Darniche, Jean-Pierre Nicolas, Jean-Luc Thérier et Jean-Claude Andruet). Aujourd’hui, Michelin dispose d’un palmarès inégalé en rallye mondial, avec 29 titres de Champion du Monde Constructeurs et 27 titres Pilotes. A noter que la marque était également présente en rallye avant la création du WRC : en 1954, par exemple, le podium final du Rallye Monte-Carlo était déjà +100% Michelin, avant que Citroën ne fasse appel au pneumaticien clermontois pour équiper ses DS de rallye au début des années 60.

 

Le championnat 2020, au cours duquel Michelin devrait fêter sa 350ème victoire en WRC, comporte de nombreuses nouveautés. Non seulement du côté des écuries, avec le départ de Citroën Racing et des effectifs de pilotes revus chez Hyundai Shell Mobis WRT, M-Sport WRT et Toyota Gazoo Racing WRT, mais aussi du côté du calendrier, avec le retour de trois lieux mythiques au championnat : le Kenya, la Nouvelle-Zélande et le Japon. Autant de nouveaux challenges pour Michelin, et une saison qui démarre par le traditionnel Rallye Monte-Carlo, lequel représente l’épreuve la plus complexe en matière de stratégie pneumatique.

 

Chaque année, Michelin y apporte quatre références différentes (gommes Soft, Super Soft, neige et cloutée), contre deux – parfois trois – sur les autres rallyes. Véritable allié du pilote, le pneu est l’un des rares éléments de la voiture à pouvoir faire la différence en termes de performance, alors que les conditions météorologiques et l’état des sols évoluent en permanence. Au Monte-Carlo, il arrive fréquemment que les équipages quittent le parc d’assistance avec des températures positives et un soleil franc, mais évoluent sur du givre, de la neige voire de la glace dans les spéciales de montagne. Entre le passage des ouvreurs, plus de deux heures avant le départ, et le moment où les voitures s’élancent, les pistes peuvent être très différentes, rendant la stratégie pneumatique difficile à dessiner. C’est pour cette raison que les pilotes embarquent presque toujours deux roues de secours afin de répondre à un maximum de configurations.

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