Aucune épreuve du Championnat du Monde FIA-WRC ne présente une stratégie pneumatique aussi complexe que le Rallye Monte-Carlo.

 

Les conditions de piste changeantes rendent aléatoires les précisions climatiques les plus pointues, et conduisent les concurrents à faire des choix pneumatiques parfois curieux aux yeux du grand public, mais qui s’appuient d’un côté sur une réalité stratégique, la recherche de performance mais aussi de la confiance que l’équipage a besoin de nouer avec sa machine.

 

Dès le début du rallye, certains choix faits à contre-courant ont été d’ailleurs relevés par les équipes de Michelin Motorsport.

Jeudi soir, avec une première spéciale couverte à 60 % de neige et une autre parsemée de plaques de glace, nous pensions que tous les pilotes allaient choisir 4 MICHELIN Pilot Alpin A41 CL, dotés de 200 clous. Ce fut le cas mais il y a eu une exception : Thierry Neuville a été le seul à monter 4 MICHELIN Pilot Sport SS6, certes dotés d’une gomme extra tendre pour affronter des sols froids et humides, voire givrés, mais moins mordants que les clous sur la neige et la glace. Ce choix offensif lui permettait certes d’envisager de perdre du temps face à la concurrence sur la neige, mais d’en gagner beaucoup sur sol noir. Lorsque Thierry Neuville est arrivé à la fin de la première spéciale en abandonnant seulement une poignée de secondes au général, et en déclarant que nos pneus avaient offert un grip supérieur à ce qu’il attendait avant de signer le temps scratch de la seconde spéciale, nous avons bien entendu été satisfaits, mais nous avons également validé une fois de plus que ces pneus développés exclusivement pour ce type d’épreuve étaient vraiment exceptionnels.
Arnaud Rémy, manager des activités rallye de Michelin

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