L’édition 2019 du Rallye d’Australie présentait des enjeux différents de la fin du Championnat du Monde des Rallyes FIA-WRC 2018. En effet, l’année dernière aucun des deux titres n’avaient été attribué à ce stade du la saison, et en arrivant à Coffs Harbour, sur la côte est du pays, là où le rallye pose ses valises depuis 2011, l’équipage français composé de Sébastien Ogier et Julien Ingrassia (sur Ford Fiesta WRC du team M-Sport mais aujourd’hui sur Citroën C3 WRC), devançait de seulement trois points Thierry Neuville et Nicolas Gilsoul (Hyundai i20 Coupé WRC). Au final, c’était l’équipage tricolore qui l’avait remporté, coiffant au passage sa sixième couronne mondiale d’affilée.

Cette saison, après le premier sacre d’Ott Tänak et Martin Järveoja à bord de leur Toyota Yaris WRC à l’issue du rallye d’Espagne, le 27 octobre dernier, seul le titre Constructeurs restait à attribuer. Seulement 18 points séparaient les écuries Hyundai Shell Mobis WTR et Toyota Gazoo Racing WRT alors qu’il restait potentiellement 43 points à distribuer.

 

Seulement voilà, la bataille n’a pas eu lieu, figeant les positions du championnat avant que le départ en soit donné. En effet, les violents incendies qui ont eu raison de centaines d’hectares de bush et de forêts au cours des derniers jours ont contraint les organisateurs à d’abord réduire de deux tiers le parcours initial (1 084 km, dont 324,53 km chronométrés), puis à annuler complètement l’épreuve pour des raisons évidentes de sécurité alors que la situation n’évoluait pas dans le bon sens. Les organisateurs du WRC ont alors pu mettre leurs moyens à disposition des pompiers locaux, et contribuer à apporter de l’aide aux populations locales.

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