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La révolution du radial a 70 ans !

En 1946, Michelin inventait ce qui reste à ce jour la plus importante révolution dans le domaine du pneu : la structure radiale.

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Entre l’apparition des premiers pneus, à la fin du XIXème siècle, et jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les évolutions sont nombreuses, mais aucune ne modifie la structure fondamentale de l’objet. Il devient démontable en 1891 (brevet Michelin), le noir de carbone, utilisé dès 1915, change sa couleur et le rend plus résistant. Sa chambre à air devient optionnelle en 1930 avec le premier tubeless et l’armature métallique fait son apparition en 1937. Mais son architecture reste la même. Elle est dite diagonale, ou « bias », car son squelette est toujours composé de fils, d’acier ou de nylon, qui se croisent à un angle de 30° à 40°.

En 1946, les ingénieurs Michelin ont une idée radicalement nouvelle : à la structure diagonale existante, ils ajoutent un fil supplémentaire formant un angle de 90° avec l'axe médian du pneu : le radial est né ! Il ne présente que des avantages : la partie du pneu en contact avec la route, la bande roulement, est plus rigide, ce qui permet une meilleure tenue de route et une plus grande résistance. Les flancs restent souples mais leur capacité de portance augmente, ce qui améliore le confort de conduite, les déformations de l’ensemble sont réduites, limitant ainsi la déperdition d’énergie, donc la consommation de carburant… Bref, le pneu radial est plus sûr, plus agréable, plus résistant et plus économique ! On comprend qu’il supplante rapidement les autres types de pneus voitures.

Mais Michelin n’en est pas resté là. Au fil des années, nos ingénieurs ont non seulement amélioré le radial, mais ils ont aussi cherché à l’appliquer à d’autres types de véhicules. 70 ans après sa naissance, il équipe désormais toutes les roues, du tracteur à la moto, du poids lourd à l’avion, et la technologie radiale a laissé son empreinte jusque sur la Lune !