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Pouvoirs publics, société civile : comment mieux avancer ensemble ?

Comme toute grande entreprise, Michelin entretient des relations d’écoute et de dialogue avec les pouvoirs publics, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et, d’une façon générale, avec les acteurs de la société civile dans tous les pays où il est présent. C’est la mission de la Direction Groupe des Affaires Publiques (DGAP), chargée d’informer le Groupe sur les évolutions politiques ou réglementaires qui peuvent impacter nos opérations. Elle intervient également afin d’apporter l’expertise de Michelin auprès des décideurs chaque fois que celle-ci peut être utile. Éric le Corre, Directeur des Affaires Publiques Groupe, nous explique comment Michelin interagit à tous les niveaux.

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Éric le Corre

Directeur des Affaires Publiques Groupe

  

 

Quels sont les objectifs de Michelin dans ses contributions aux politiques publiques ?

Nous travaillons avec deux objectifs en tête. Le premier est d’apporter un soutien stratégique aux différentes entités. Il s’agit de créer ou de maintenir un contexte favorable pour nos business dans les politiques publiques. Concrètement, nous menons beaucoup d’actions à travers le monde pour réduire les obstacles possibles à la conception, à la production, à la vente et au recyclage de nos produits, qu’ils s’agissent de barrières douanières ou techniques. 
Notre second objectif est de contribuer à la qualité du débat public en apportant notre expertise. Nous sommes un groupe mondial avec une expérience dans des problématiques très larges : commerce, questions sociales, droit du travail, etc. Nous sommes, par exemple, intervenus en France sur les questions de compétitivité industrielle, en partageant l’expérience des accords mis en place sur notre site de Roanne. D’autre part, le pneumatique a un impact fort en termes de sécurité et d’environnement. Nous pouvons donc apporter notre expertise lorsque des politiques publiques sont en discussion. Notre objectif est que cette expertise soit factuelle, et s’appuie sur l’état de l’art de la technologie. Ainsi, au niveau européen, nous avons contribué à l’introduction d’une étiquette énergétique permettant d’informer le consommateur sur les performances du pneumatique en termes d’émissions de CO2, de bruit et de freinage sur sol mouillé.

Quelles formes prennent ces contributions ?

Michelin est un acteur majeur de la mobilité durable ce qui implique d’avoir des relations de confiance avec les décideurs politiques et l’ensemble du monde administratif. Nous discutons donc aussi bien au niveau local, au plus près de nos implantations industrielles, qu’avec le Parlement européen, la commission économique de l’ASEAN, qui regroupe les principaux pays d’Asie du Sud-Est, ou encore l’ONU. Nous discutons également avec les leaders d’opinion et les grandes ONG, pour créer et enrichir le dialogue avec la société civile.
Avec tous ces acteurs, nous partageons nos expertises et nos enjeux à travers des rencontres, des échanges écrits comme oraux… Nous essayons ainsi de contribuer au débat.
Par ailleurs, nous avons une forte activité sur des sujets non-concurrentiels  dans les associations professionnelles de notre secteur, comme l’European Tyre and Rubber Manufacturers Association (ETRMA)  ou la Japan Tyre Manufacturers Association au Japon (JATMA). Michelin travaille aussi à faire progresser les normes et réglementations concernant les pneumatiques. A travers le Tire Industry Project (TIP), Michelin et l’industrie pneumatique ont initié une étude scientifique très poussée sur l’impact environnemental des pneus, étude qui a montré que  les particules issues de l’usure des pneus pendant leur utilisation ne constituaient pas un problème de santé publique. Ce type de démarche fait complètement écho à notre raison d’être : trouver une meilleure façon d’avancer.

Quels sont les standards de Michelin dans ses relations avec les autres décideurs ? La transparence est-elle une nécessité absolue ?

Nous cherchons à établir des relations de confiance avec les parties prenantes. Cela se fait dans le strict respect des réglementations en vigueur et de notre code d’éthique. Ce respect n’est pas optionnel ! C’est un impératif dans toutes nos actions. Nous sommes ainsi inscrits au registre de la transparence* dans tous les pays où nous sommes présents, car cela fait partie des pratiques de lobbying responsable.
Nous ne participons pas au financement des partis politiques, à l’exception des Etats-Unis - au niveau local et de manière transparente. Il s’agit en effet, dans ce pays, d’une pratique codifiée et habituelle pour l’ensemble des entreprises. De manière générale, nous travaillons avec « les deux côtés de l’allée » en matière de politique, dans tous les pays. Ainsi, lors des dernières élections régionales françaises, nous avons reçu sans distinction tous les candidats en région Auvergne-Rhône-Alpes.

*Un registre de la transparence informe les citoyens sur les organisations et les personnes indépendantes ayant des activités qui ont pour objet d'influencer les processus décisionnels. Il encadre cette activité par un code de conduite.