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Les ONG et Michelin

Les organisations non gouvernementales jouent un rôle de plus en plus important dans les sociétés du monde entier. Dans tous les domaines, elles apportent un regard neuf et engagé sur des problématiques récurrentes : nouvelles questions, nouvelles approches, nouvelles idées, nouvelles compétences…  qui sont autant de raisons de les écouter et de collaborer avec elles. C’est ce que fait Michelin, que ce soit au niveau local ou au niveau global.

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Hervé Deguine, en charge des relations avec les ONG et la société civile auprès de la Direction des Affaires Publiques Michelin, nous explique comment Michelin échange avec les ONG au quotidien :

Quel regard porte Michelin sur les ONG ?

Les ONG sont des structures de plus en plus influentes. Dans nos sociétés, les individus ont aujourd’hui moins confiance dans la parole des gouvernements, des entreprises, des syndicats, et s’en remettent donc aux ONG pour faire entendre leur voix. Ces organisations portent les messages de la société civile et nous devons évidemment les prendre en compte et discuter avec elles.

Les ONG sont désormais de plus en plus nombreuses et de plus en plus créatrices de valeur. En Inde, elles se comptent par millions. En France, elles emploient des dizaines de milliers de personnes. Elles sont devenues aujourd’hui des parties prenantes incontournables.

Avec quelles ONG travaillent le groupe Michelin ?

Il faut d’abord distinguer le niveau local et le niveau national et international. Localement, partout où nous sommes installés, nous travaillons avec des centaines d’ONG sur des sujets de la vie quotidienne, allant de la sécurité routière à l’animation culturelle. Au niveau international, nous avons une seule ONG partenaire, le WWF, une organisation spécialisée dans la défense et la promotion de l’environnement, depuis avril 2015. Avec les équipes du WWF, nous travaillons à la promotion d’une hévéaculture responsable dans plusieurs régions du globe.

Nous discutons également régulièrement avec de nombreuses autres ONG, que ce soit dans un cadre structuré ou à travers des relations plus informelles, sur des sujets sociétaux ou environnementaux. Des ONG comme la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme jouent un rôle important. Par sa structure, la FIDH elle est à même de faire remonter des informations et des préoccupations avec une vraie connaissance des réalités locales. Nos discussions avec la FIDH, mais aussi avec d’autres ONG de défense des droits de l’homme, sont toujours riches en enseignements.

Et bien sûr, nous avons également une relation très suivie avec les ONG impliquées sur les sujets liés au transport, à la sécurité routière ou à la mobilité durable, comme Transport & Environnement en Europe.

Pourquoi est-il important pour un groupe comme Michelin de travailler avec des ONG ?

Les ONG sont des parties prenantes, donc la question ne se pose même pas : nous devons travailler avec elles, comme avec toutes nos parties prenantes. Elles ont parfois été perçues comme une menace, en raison d’incompréhensions, de réticences de part et d’autre, voire de méfiance réciproque... Or, nous sommes convaincus qu’elles sont avant tout une opportunité. Elles posent un regard neuf sur les choses, elles apportent des idées nouvelles, elles mettent en valeur de nouveaux talents. Et il existe souvent une véritable convergence de valeurs et d’intérêts. Elles nous permettent d’envisager et de réaliser des projets que nous ne pourrions mener sans elles. C’est le cas par exemple d’un important projet de plantations d’hévéas, d’agroforestrie et de reforestation que nous menons en Indonésie, avec l’aide du WWF et d’autres ONG locales.   

Nous ne sommes pas d’accord sur tout, et ce n’est d’ailleurs pas nécessaire, mais nous avons toujours des points de convergence à partir desquels nous pouvons construire ensemble. C’est le plus important.