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La mobilité durable oriente toute notre Recherche

La mobilité des personnes et des biens est indispensable à notre développement. Mais, justement parce qu’elle est au service des hommes, il faut en limiter les impacts, aussi bien au plan social, qu’environnemental. C’est le défi sur lequel la Recherche Michelin travaille jour après jour.

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Réduire les émissions polluantes, accroître la sécurité des automobilistes, améliorer la fluidité du trafic au cœur des villes, favoriser la transition du transport vers les énergies renouvelables, imaginer l’intermodalité dans les métropoles, repenser le fret, tester des solutions de partage, rendre la mobilité plus abordable, garantir dans la durée toutes les performances de nos pneus, kilomètres après kilomètres… Autant de sujets qui occupent les hommes et les femmes de la Recherche Michelin en ce début de siècle !

Ces problématiques globales ne pourront trouver de solutions qu’en mettant en commun les expériences et les intelligences. C’est pourquoi nous ne travaillons pas seuls. D’une part, nous nous associons à des programmes d’étude sur les transports au sein d’un écosystème très large. Par exemple, nous avons signé trois partenariats visant à créer de nouvelles filières d’élastomères bio-sourcés : le premier avec Amyris, spécialiste des carburants et produits chimiques issus de matières premières renouvelables. Son but est de développer et commercialiser un isoprène renouvelable. Le deuxième avec Axens et IFPEN, destiné à produire du butadiène à partir de biomasse. Pour fournir l’alcool nécessaire à ce projet, Michelin s’est aussi associé à Terreos, spécialiste de la transformation industrielle de matières premières agricoles. Enfin, nous nous sommes rapprochés du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives), afin de développer deux voies innovantes de valorisation de pneumatiques usagés, avec SDTech et Protéus.

On peut être bon seul, on est toujours meilleur à plusieurs

D’autre part nous participons à de nombreuses instances internationales, telle que le WBCSD (World Business Council for Sustainable Development). Et, surtout, c’est notre volonté très forte de fédérer les énergies qui est à l’origine de ce qui est devenu la référence dans le monde en matière de mobilité durable : le Michelin Challenge Bibendum.
 

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Après une douzaine d’éditions, cet événement, qui a déjà réuni des dizaines de milliers de représentants politiques, industriels et scientifiques, s’est transformé en un « think & action tank » consacré à l’amélioration de notre vie quotidienne grâce à une mobilité plus durable. Améliorer notre vie à tous, c’est le véritable enjeu. Quand on parle de responsabilité des manufacturiers, en général, et de celle de Michelin en particulier, de quoi d’autre parle-t-on ?

La pollution, y compris sonore, la sécurité des personnes et les encombrements urbains dégradent sérieusement la qualité de vie de milliards de personnes à travers le monde. A quoi il faut ajouter l’accessibilité (maillage et coûts), car le manque de moyens de transport est la première source d’inégalité des chances en matière d’éducation et d’emploi.

Pour ce qui est de l’environnement, 95% de l’impact du pneu est en fait lié à son utilisation : le transport routier représente, à lui seul, 18 % des émissions de CO2 dues à l’activité humaine. La part des pneus s’élève à 4 % de ces 18 %, soit à moins de 1% du total. Ce 1% est directement lié, lui aussi, au carburant : à la partie consommée pour vaincre ce qu’on appelle la résistance au roulement. Pour faire simple, disons que c’est l’énergie que dissipe le pneu en se déformant pour assurer ses missions (adhérence, confort, tenue de route…) Pour une voiture, par exemple, cela représente un litre de carburant sur cinq (20%). Pour un camion, un litre sur trois ! Voilà qui intéresse le consommateur quand il passe à la pompe, mais aussi les constructeurs automobiles qui veulent abaisser les émissions de leurs véhicules thermiques, ou accroître l’autonomie de leurs modèles électriques.

L’efficacité énergétique a toujours préoccupé Michelin. Le Radial a marqué une première étape. Nos efforts se sont poursuivis et, en 1992, est né le pneu « Vert » (utilisant de la silice) : la gamme Michelin Energy. Depuis, de génération en génération, nous améliorons cette performance énergétique et toutes les autres en même temps, c’est notre marque de fabrique.

Dans ce domaine, Jean-Dominique Senard a annoncé l’ambition du Groupe : réduire de 20 % (en 2030 par rapport à 2010) les émissions de CO2 liées à l’usage de nos pneus. C’est-à-dire leur résistance au roulement. Toutes gammes confondues, cela représente une amélioration de l’efficacité moyenne de 1 % par an… donc pas mal de nuits blanches pour nos chercheurs !

Depuis l’origine, l’innovation est au cœur de l’Entreprise

Si, historiquement, la Recherche Michelin joue un rôle moteur dans son industrie depuis plus de cent vingt-cinq ans et possède toujours une longueur d’avance, reconnue par ses pairs, sur les segments les plus exigeants, ce n’est pas le fruit du hasard.
 

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Plus de trois cent métiers contribuent chez nous à la conception et à la réalisation d’un pneu. Des tribologues (spécialistes des frottements), des métallurgistes, des chimistes de l’analyse, des mécaniciens des fluides, des spécialistes des matériaux (cent cinquante métiers rien que dans cette filière !) Autant de spécialistes, d’hommes et de femmes de toutes nationalités, qui collaborent à travers le monde pour imaginer des solutions innovantes et qui font de Michelin un leader très engagé dans la mobilité durable.

Mais l’innovation, ce n’est pas uniquement de la technique. Michelin est aussi un pionnier de l’économie de la fonctionnalité, qui consiste à commercialiser l’usage d’un bien, plutôt que ce bien lui-même. C’est ainsi que nous ne vendons plus de pneus aux compagnies aériennes : nous leur vendons des atterrissages. Les décollages sont offerts !

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