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COP21 : Le regard de Michelin

Après deux semaines d’intenses discussions, les participants de la COP21 sont parvenus à un accord ambitieux sur le climat. A défaut d’être contraignant, il marque une accélération du rythme, dont on peut se féliciter ; il démontre une convergence d’intérêts entre les Etats et les entreprises, avec une attention particulière apportée au secteur des transports. Michelin, partenaire engagé de la manifestation, a profité de l’occasion pour réaffirmer son action en faveur du développement durable.

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Les transports au cœur des discussions

A l’occasion de la COP21, le Transport Day, dont Patrick Oliva, Directeur de la prospective chez Michelin était l’un des organisateurs, aura souligné le fort engagement de l’ensemble des acteurs du transport en faveur du développement de la mobilité durable. Cette volonté commune se matérialise à travers le Paris Process on Mobility and Carbon (PPMC) qui fédère désormais 150 organisations et entreprises, avec pour objectif un accord global en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le domaine des transports. Le PPMC s’inscrit dans la continuité de l’initiative de l’ONU SLoCat (Partnership on Sustainable, Low Carbon Transport) et du Michelin Challenge Bibendum.

Une feuille de route partagée entre public et privé

Pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, l’émergence d’un véritable partenariat public-privé s’impose. La sphère publique doit créer les conditions de la mobilité durable en fixant des objectifs ambitieux et des règles équitables qui encouragent les comportements vertueux et l’innovation. Il est notamment essentiel de fixer rapidement une valeur du carbone. Elle doit être universelle pour ne pas déséquilibrer la compétitivité des industries en fonction du lieu de fabrication. C’est un combat que Michelin mène aujourd’hui en participant à la Carbon Pricing Leadership Coalition de la Banque Mondiale.

Le secteur privé doit, lui, créer cette mobilité durable. Il doit inventer les produits et les services qui permettront la généralisation des véhicules propres, le développement des systèmes de transports intelligents, et qui anticiperont les défis futurs de la mobilité urbaine, puisque 70% de la population mondiale vivra dans les villes d’ici 2050. Tous les acteurs du secteur des transports doivent être impliqués et travailler de concert dans ce but.

La mobilité durable est inscrite dans la raison d’être de Michelin. Le Groupe, par ses initiatives, a déjà joué un rôle fédérateur. Il entend bien poursuivre sur cette route avec des partenaires toujours plus nombreux.

Le rôle de Michelin

Respecter les engagements de la COP21 dans le domaine des transports, qui représentent 15% des émissions carbone, implique de fortement réduire la consommation des véhicules. Améliorer les performances énergétiques des pneus, qui contribue à environ 20% de cette consommation est donc indispensable.

Cet objectif, que Michelin poursuit depuis plusieurs décennies, avait trouvé une première concrétisation dès 1992 avec le premier pneu basse consommation, le pneu vert. Grâce à un investissement continu en recherche et développement de 600 millions d’euros par an, la 6e génération de pneu vert, toujours plus économe, est désormais proposée à tous les automobilistes. A terme, Michelin s’engage à réduire de 20% l’empreinte carbone issue de l’utilisation de ses pneus d’ici 2030.

Dans le même temps, le Groupe souhaite diviser par deux les émissions de CO2 de ses usines, en privilégiant le recours aux énergies renouvelables. Enfin Michelin met en place des programmes ambitieux de plantation d’hévéas accompagnés de reforestation équivalente en forêts d’origine. Avec à la clé un triple bénéfice : garantir l’approvisionnement en matière première, lutter contre la déforestation et absorber une partie du CO2 présent dans l’atmosphère grâce aux arbres plantés qui constituent de véritables puits de carbone.