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COP21 - Interview B. Bonhomme - "Offrir plus de performance avec moins de matières et une meilleure efficacité énergétique"

Directeur de la démarche "Performance et Responsabilité Michelin" du groupe Michelin

COP21 - Interview B. Bonhomme

Près de 800 millions de véhicules dans le monde aujourd’hui, et ce chiffre pourrait doubler à l’horizon 2030 ! Quels sont les enjeux de la mobilité de demain ?

Pour que cette croissance s’effectue de façon responsable, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • Le besoin énergétique des véhicules doit être fortement réduit,
  • Le volume de carburants fossiles ou des énergies issues des carburants fossiles (charbon, pétrole, etc.) doit diminuer, pour être progressivement remplacé par des énergies renouvelables,
  • L’inter modalité, c’est-à-dire l’utilisation combinée de différents moyens de transport (avions, bateaux, métros, bus…) doit être augmentée, pour obtenir des solutions moins consommatrices d’énergie et moins polluantes,
  • Les chaînes d'approvisionnement et de production doivent être raccourcies.

Enfin et surtout, cette croissance doit être anticipée, prévue et accompagnée et c’est l’orientation prise par les négociateurs de la COP21 qui ont, pour la première fois, intégré activement le secteur du transport routier dans leurs travaux.

Pourra-t-on, demain, obtenir toujours plus de performances avec moins de matières premières ou à partir de ressources plus durables ?

Entre 20 et 40% (suivant le type de pneu) des matières qui constituent le pneu proviennent de l’hévéaculture et sont donc parfaitement naturelles. Les autres composants sont d’origine synthétique. Il faut savoir que les matières naturelles et synthétiques n'ont pas toujours les mêmes performances physiques ou chimiques. Il nous faut donc conserver les deux matières afin de préserver les performances et la sécurité du pneu.

Pour les autres composants, nos chercheurs développent des bios matériaux pour remplacer ceux issus de carburants fossiles. Nous travaillons également sur d’autres leviers, comme par exemple le poids du pneu. De 2010 à 2014, la masse des pneus tourisme de Michelin a diminué de 2% et leurs émissions de CO2 de 13%.

Grâce aux efforts réalisés et à venir des équipes, le groupe Michelin a l’ambition de réduire de 20%, entre 2010 et 2030, l’impact carbone de l’usage de ses pneus tout en améliorant de façon sensible l’empreinte environnementale industrielle et logistique du Groupe.

Cela fait de nombreuses années que Michelin multiplie ses initiatives afin de réduire son empreinte environnementale. Aujourd’hui, comment les salariés du groupe Michelin sont-ils mobilisés face aux enjeux climatiques ?

Pour les salariés du groupe Michelin, la mobilisation ne date pas d’aujourd’hui ! Rappelons que Michelin a lancé le premier pneu à basse consommation de carburant, communément appelé « pneu vert », en 1992, soit 3 ans avant la première COP qui s’est tenue à Berlin. Nous en sommes aujourd’hui à la 6ème génération des pneus verts et chaque nouvelle génération permet de réduire toujours davantage la consommation de carburant et donc les émissions de CO2 induits par les pneumatiques.

Depuis 2002, notre groupe Michelin dispose d’un département du développement durable baptisé PRM (Performance et Responsabilité Michelin) qui fixe au groupe des objectifs sociaux et sociétaux forts.

Enfin, Michelin mobilise ses salariés et partenaires sur les enjeux environnementaux grâce une formation qui a permis de sensibiliser plus de 95 000 employés, dans le monde entier, à la protection de l’environnement.