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L’innovation Michelin au service de la sécurité

Soucieux de la sécurité et du confort sur route quelles que soient les conditions météorologiques, Michelin a très tôt innové pour offrir aux automobilistes des pneus spécifiquement destinés à rouler en hiver. Petit voyage dans le temps…
Bib 2 roues hiver

Pourquoi un pneu hiver ?

Parce qu’en hiver les conditions météorologiques sont radicalement différentes, les distances de freinage peuvent être multipliées par huit selon le type de route. Un pneu hiver offre plus d’adhérence, de motricité et de sécurité notammenten réduisant les distances de freinage.

Pendant la toute première moitié du XXe siècle, les conducteurs circulant par temps neigeux ou en zone montagneuse ont recours à des moyens parfois hasardeux et peu fiables comme des traits de scie sur la bande de roulement, par exemple.

1910 : la tresse anti-verglas

1910 : la tresse anti-verglas

Michelin se penche sur la question de la sécurité et du confort et met au point une « tresse anti-verglas » constituée de plusieurs lanières de cuir.

Ce dispositif s’enroule autour des pneus pour leur donner plus d’adhérence.

1912 : la chaîne anti-verglas

1912 : la chaîne anti-verglas

Très vite, Michelin perfectionne ce système en lançant une « garniture anti-verglas » qui sera baptisée par la suite : « chaîne anti-verglas ». « Elle a la forme d’une échelle souple dont les montants sont des chaînes en acier et les échelons des lanières de cuir en triple épaisseur, munies extérieurement de rivets », explique une publicité de 1912.

1933 : le premier pneu neige

1933 : le premier pneu neige

Il s’agit du MICHELIN N. La technologie de ce pneu repose sur la forme de ses sculptures. Très en relief, elles forment des crampons qui assurent un maximum d’adhérence sur sols mous. Leur dessin évolue quelque peu jusque dans les années 1950 – date à laquelle le marquage « M+S » apparaît sur ses flancs – mais conserve toujours cet aspect très découpé pour permettre une bonne évacuation de la neige. C’est également à cette période que la sculpture N, jusque-là réservée aux pneus conventionnels, est appliquée au pneu radial inventé par Michelin, aussi appelé le pneu X.

Années 1930 : les lamelles

Années 1930 : les lamelles

Pendant les années 1930, Michelin travaille sur un concept permettant d’augmenter l’adhérence d’un véhicule sur sol mouillé : les lamelles.

D’abord appliquée aux pneus été :

  • MICHELIN STOP en 1934,
  • MICHELIN PILOTE en 1937,
  • MICHELIN X en 1949,

cette nouvelle technologie est déclinée sur le pneu hiver, permettant à Michelin de lancer en 1967 le premier pneu polyvalent : MICHELIN Xh.

Ce pneu à carcasse radiale peut rouler sur routes enneigées ou verglacées mais aussi sur sols secs ou mouillés. Sa sculpture lamellisée est très découpée et se compose de larges sillons en quinconce pour faciliter l’évacuation de la neige, de pains de gomme au centre pour une meilleure adhérence et d’alvéoles pour le cramponnage. MICHELIN Xh concilie donc les différents mécanismes d’adhérence du pneu hiver.

1968 : MICHELIN X M+S

Michelin sort le pneu X M+S, premier du nom, suivi très rapidement du X M+S3. Ces pneus sont destinés aux usagers qui doivent rouler fréquemment en conditions hivernales : neige molle, damée ou verglacée. Leurs bandes de roulement, spécialement étudiées, se composent de sculptures profondes et lamellisées, qui sont bien dégagées pour évacuer la neige, et dont la disposition est alternée pour plus d’adhérence. Ces pneus sont alvéolés d’origine pour le cramponnage. Durant plus de dix ans, les pneus cloutables vont constituer l’équipement privilégié des conducteurs hivernaux.

1983 : MICHELIN X M+S100

1983 : MICHELIN X M+S100

Arrivée du pneu MICHELIN X M+S100 : Michelin réinvente le pneu hiver à lamelles. Les pains de gomme de la sculpture sont plus petits et plus nombreux pour renforcer l’adhérence. Mais la grande nouveauté de ce pneu, ce sont ses lamelles qui se répartissent sur toute la surface de la bande de roulement : plus de 900 griffes ! Elles sont inclinées et creusées jusqu’en fond de sculpture pour une meilleure accroche sur la route. Grâce à cette inclinaison, les griffes s’auto-affutent. Enfin, le pneu XM+S100 est conçu à partir d’un mélange de gomme qui s’adapte parfaitement au roulage hivernal puisqu’il reste souple, même à basse température. Michelin commercialisera ensuite d’autres modèles comme le pneu XM+S130 et le pneu XM+S330 pour compléter son offre.

1994 : MICHELIN Alpin

Lancement du pneu MICHELIN Alpin à lamelle Y. La densité des lamelles est doublée en fin de vie. Ainsi, l’adhérence sur sols hivernaux reste excellente tout au long de la vie du pneu.

Début Années 2000 : les lamelles 3D

L’une des nouveautés technologiques se trouve au niveau de la sculpture des pneus avec l’arrivée des lamelles 3D. Conçues en trois dimensions, elles procurent une excellente tenue de routes sur les routes hivernales. Appelées lamelles « boîte à œuf », lamelles « double vague »… elles permettent aux pains de gomme de rester rigide.

2007 : plastifiant à base d’huile de tournesol

L’introduction d’un nouveau plastifiant à base d’huile de tournesol (Hélio compound) dans la gomme permet au mélange de garder plus de souplesse même à basse température. L’adhérence par temps froids sur sols hivernaux est maintenue. Cette innovation est présente, dès 2007, dans la gamme MICHELIN Primacy Alpin.

2014 : élastomères fonctionnels

Des nouveaux types d’élastomères fonctionnels apparaissent dans les mélanges de gommes. Leur rôle est de rendre le mélange plus homogène avec des taux de charge en silice plus élevés. Ainsi, les performances d’adhérence sur sol mouillé et enneigé sont améliorées, tout en garantissant pour l’usager des économies de carburant. Cette technologie clé est présente sur le pneu MICHELIN Alpin 5.

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